jeudi 28 février 2008

Devenir administrateur ?

Luc, pourquoi tu ne te présentes pas au CA ? "
Depuis le lancement de cette démarche de réforme des instances dirigeantes, quelques personnes respectables m'ont indiqué que je devrais postuler à un mandat d'Administrateur si j'étais logique avec moi-même. Effectivement la nature de mes propositions relève de la politique de l'association : l'endroit statutairement prévu pour ce genre de réflexions est précisément le CA. Voici pourquoi j'ai fait le choix inverse de ne pas me présenter.

Les raisons imaginaires

  1. Pour dénigrer la fonction ou mieux enfoncer l'équipe actuelle ; et dissuader quiconque de postuler ;
  2. Envisager que d'autres sont plus qualifiés que moi (ce qui est probable !) ;
  3. Par crainte que des voix jalouses me savonnent la planche en laissant entendre que je voudrais être vizir à la place du vizir.

Non, aucun de ces motifs n'est valable. Pas de faux procès svp ! Je vois deux raisons à mon refus. La première concerne des aspects personnels (cf. photo), la deuxième une réforme du système de gestion du RIF.

Les vraies raisons

  1. Il y a parmi les administrateurs des personnes avec lesquelles il est trop improductif de travailler (et je compatis vivement à la pensée des administrateurs actuels qui peuvent souffrir de cette situation) ; tant que certaines personnes se sentiront indispensables au RIF pour le mener à la décrépitude, je ne serai pas candidat. C'est peut-être une des raisons du manque d'engouement actuel pour d'éventuelles candidatures... Il convient qu'un ménage de printemps soit fait.
  2. Surtout je souhaite que les énergies et les bonnes volontés puissent s'exprimer, que les animateurs et les bénévoles puissent développer les initiatives sans forcément être aux manettes du contrôle. Cette confusion entre action et contrôle est préjudiciable : actuellement on mélange tout, le CA ne pilote plus l'association et les initiatives sont quasiment impossibles dans une bureaucratie étouffante. Le RIF est au fond d'une impasse.
J'aspire mettre en oeuvre des initiatives sans être administrateur : logiquement je ne veux pas être membre du CA ! Ma place est sur le terrain, à monter des projets, à animer des équipes, et non pas à administrer l'association ni à jouer au petit chef, ce pour quoi je n'ai aucune appétence. C'est avec d'autres sur le terrain que je serai le plus utile, si une majorité d'entre nous vote en faveur de mes trois résolutions.

mercredi 27 février 2008

Le RIF gagne à écouter les femmes…

J’ai fait le triste constat que les femmes n’ont pas droit à la parole au RIF. En voici quatre exemples.
  1. Quelle n’a pas été ma surprise de voir que la marche nordique au RIF se développait. Il y a quelques années lorsque cette discipline faisait son apparition en France, j’avais transmis un article afin que nous développions cette randonnée nordique au sein de l’association. Il m’a été répondu que cette randonnée ne pouvait se pratiquer vu que nos adhérents étant déjà âgés ; cette nouvelle activité ne s’imposait pas alors. Aujourd’hui elle se pratique...
  2. Lors du départ en retraite de l’ancien responsable Daniel BIRON j’avais fait parvenir ma candidature pour le poste de Responsable. Je n’ai jamais eu de réponse. Par des bruits de couloir j’ai compris que les jeux étaient faits depuis longtemps sachant que le candidat qui serait recruté serait un homme et non une femme : je pense qu’il y a là une discrimination certaine.
  3. J’avais suggéré que les animateurs qui dirigeaient une Randobus soient défrayés et ne paient pas leur place : on pouvait augmenter le prix de la randobus pour cela. Niet encore, alors que les animateurs qui font des week ends ou des collectives sont défrayés, également les bénévoles qui viennent à l’Accueil. Quelque chose ne tourne pas rond.
  4. Récemment sachant que les adhérents diminuent, donc les ressources également, j’ai proposé qu’un sponsor soit recherché pour qu’il permette au RIF de se redresser et là non plus mon message n’est pas passé.

Je ne suis pas rancunière et ai fait l’amer constat que les femmes n’ont pas droit à la parole au RIF : tout en souhaitant que le RIF redevienne une association performante, je me contente de rester simple animatrice et de ne plus proposer quoi que ce soit. Qui peut être entendu ? C’est la question que je me pose.

On peut faire beaucoup de choses pour le RIF mais il faudrait à l’occasion écouter les animatrices et examiner ce qui peut être bien pour l’association afin de la redresser.

Monette

Crédit photo (projection à l'église St Eustache Nuit Blanche 2007) : Sylvie Pignon.

mardi 26 février 2008

Poster un commentaire

Un blog est un espace de dialogue différent d'un forum de discussion : l'on s'y adresse à tout le monde et pas seulement à l'auteur d'un billet ou d'un commentaire précédent. Cela évite la personnalisation des avis, parfois à l'emporte-pièce, engrenage fatal vers l'invective et la perte de signification.
Un blog est un site internet personnel tenu par un ou plusieurs blogueurs qui s'expriment librement et selon une certaine périodicité, sous la forme de billets ou d'articles, informatifs ou intimistes, datés, à la manière d'un journal de bord, signés et classés par ordre antéchronologique, parfois enrichis d'hyperliens, d'images ou de sons, et pouvant faire l'objet de commentaires laissés par les lecteurs.
(Source : Le grand dictionnaire terminologique)
Les commentaires doivent être courts et contenir de l'information. Une opinion argumentée est une information. Dire: "Je ne suis pas d'accord avec Duchmoll" n'en est pas une. Pour des raisons que vous comprendrez, les attaques personnelles feront ici l'objet d'une 'modération'.

Vous l'avez compris : vos commentaires et contributions au débat sont bienvenus ! Cliquez sur le lien 'Commentaires' ci-dessous svp.


lundi 25 février 2008

RIF International et l'ouverture - raisons (3)

Au fil des ans le RIF a développé des sorties à thème : Baladins baladeurs, sortie Nature, artistes, etc. Pour ma part j'ai relancé RIF International : des randonnées lors desquelles on oublie le français.

Une des caractéristiques pour que cela fonctionne est de réunir un nombre de locuteurs de langue maternelle étrangère égal à celui des natifs de langue française. Ceci n'étant pas possible avec les seuls nombreux adhérents du RIF intéressés, il nous a fallu (avec Ed Troupe) inviter des personnes de l'extérieur pour assurer l'équilibre.

Inviter des personnes extérieures, non encartées au RIF : "mais vous n'y pensez pas !" ai-je eu comme écho un jour à l'Accueil du RIF. J'ai dû alors rappeler la possibilité de recourir à la formule Rando d'Essai, qui permet une couverture des assurances d'autant plus importante qu'il peut s'agir de personnes non entrainées à la marche.

L'Accueil avait sans doute été insuffisamment informé de la nécessité - de la nécessité tant que nous n'aurons pas une proportion suffisante de personnes d'origine étrangère au RIF - d'inviter des randonneurs extérieurs pour que ces sorties puissent être organisées à la satisfaction générale.

Cet exemple, bien mineur il est vrai, montre la difficulté du RIF à s'ouvrir vers l'extérieur. Mais si l'on ne s'ouvre pas sur l'extérieur, si l'on ne promeut pas notre association, le risque existe qu'elle périclite comme cela est arrivé au Touring : cette éventualité n'est pas à écarter.

L'un des avantages du RIF par rapport aux autres associations de loisir pratiquant la randonnée est la quantité et la diversité de l'offre. Qui en région parisienne est capable d'offrir chaque fin de semaine environ 25 sorties de durée et d'allure différentes ? Beaucoup nous rejoindront parce que nous sommes innovants, accueillants et sympathiques et aussi pour pouvoir picorer dans une grande mangeoire en fonction du temps, de son humeur, etc...

Ce sont pour ces raisons - pour mieux promouvoir la palette diversifiée de nos prestations - que sont proposées les résolutions 1 et 2.

Billets à suivre sur le même sujet :
  • Les raisons (4) : le passage en force de la Marche Nordique
  • Les raisons (5) : censure de ma demande de démission du CA

dimanche 24 février 2008

Les trois règles du conformisme

Dans une organisation où la direction est essentiellement politique, les équipes sont incitées à s’écarter de la rigueur professionnelle, et à obéir aux trois règles classiques du conformisme :
  1. " Pas de vagues ",
  2. " Pas vu, pas pris ",
  3. " Après moi le déluge ".
Illustrons ceci par des exemples. Toute similitude avec le RIF ne serait pas le fait du hasard !

" Pas de vagues "
Le mot " compétence " possède une acception administrative qui s’écarte de l’usage courant. En français courant, la personne compétente est celle qui a le savoir nécessaire pour faire son travail. En français administratif, la personne compétente pour traiter une question est celle dont cette question relève selon l’organigramme. Lorsque la compétence administrative entre en conflit avec la compétence du savoir, c’est à la première que l’on donne raison, car sinon ce serait l’anarchie.

Le premier devoir d’un responsable est de couvrir les fautes de ses collaborateurs ; il n’y a jamais de sanctions - sauf envers ceux qui " font des vagues ", " du zèle ", et font ainsi apparaître des problèmes qu’il vaudrait mieux ignorer.
" Pas vu, pas pris "
Le pouvoir ne procure de plaisir que s’il est arbitraire. Faire appliquer une décision rationnelle, ce n’est pas vraiment du pouvoir, puisque ceux auxquels elle s’applique peuvent y adhérer en se fondant sur leur propre raison. Les contraindre à appliquer une décision absurde, par contre, c’est du plaisir à l’état pur. Il serait naïf d’ignorer le penchant de l’être humain vers de telles voluptés - qui, comme l’adultère, sont sans conséquences pour celui qui en jouit tant qu’elles restent indécelables.

La rétention d’information ou le retard des décisions transforment les collègues en suppliants et constituent une monnaie d’échange : c’est ainsi que l’on édifie son pouvoir et que l’on devient quelqu’un d’important.

Il ne faut jamais se sentir tenu par un engagement. Prendre un engagement ne coûte rien, et permet de se débarrasser d’une trop forte pression de la demande, l’essentiel étant que la promesse soit oubliée (ou qu’il soit de mauvais ton de la rappeler) lorsque l’engagement arrivera à échéance.
" Après moi, le déluge "
L’insouciance se trahit dans les attitudes velléitaires qui associent discours volontariste et pratique de l'immobilisme. La violence du discours est symptôme de velléité : l’homme volontaire n’éprouve pas le besoin de se montrer violent.
D'après Volle

samedi 23 février 2008

Toute personne a droit à la liberté d'expression

CONVENTION DE SAUVEGARDE DES DROITS DE L'HOMME
ET DES LIBERTES FONDAMENTALES
Faite à Rome, le 4 novembre 1950

vendredi 22 février 2008

La clé du renouveau


J'entends d'éminents membres du RIF clamer que
"Le CA dirige et le Bureau exécute".
Cela semble un dogme intouchable comme l'infaillibilité du Pape. Tel qu'il est interprété, ce dogme menace la pérennité du RIF à terme : il convient donc de le mettre en question.

Ceux qui persistent à penser que les projets nouveaux peuvent se piloter avec une réunion tous les deux mois ne doivent pas avoir conduit beaucoup de projets dans leur vie ! Si les mille et une décisions concernant le lancement de la marche nordique avaient dû attendre l'approbation d'un Conseil bien loin du projet, l'activité n'aurait jamais vu le jour. L'activité n'aurait jamais vu le jour, et je suis bien placé pour l'affirmer. Peut-être le mieux placé : merci de votre compréhension !

Il n'est pas normal qu'il faille cacher au CA ce qui est entrepris et de le mettre devant le fait accompli, comme celà était conseillé pour avancer. Ce n'est pas sain !

Dès lors que le Conseil d'Administration revendique toute capacité d'initiative et de gestion pour tout ce qui n’entre pas dans des procédures pré-existantes, personne ne peut les prendre en compte, ni ne le fait comme nous le montrerons. Ce blocage est institutionnel : il convient de réviser ce fonctionnement de nos instances dirigeantes. Le CA ne peut être un organe de gestion en se réunissant - à 24 - cinq fois l'an ! Notre gouvernement se réunit toutes les semaines : voilà le rythme qui conviendrait, impossible à tenir.

Je propose alternativement que le Conseil conseille et :
  • détermine la délégation qu'il donne aux responsables à qui il accorde sa confiance pour leur permettre d'agir au quotidien et,
  • évalue la conduite des missions qui leur sont confiées au regard des décisions de l’assemblée des adhérents. Ce sont les adhérents qui décident !
Les responsables (Bureau et Commissions) choisis par le CA doivent disposer chacun d'une autonomie d'action sans avoir à être suspendus aux oukases de dirigeants méfiants et moins au courant du détail des dossiers. Le contrôle doit se faire a posteriori et non a priori, en confiance. Voilà un mode de gestion pratiqué dans les organisations qui fonctionnent, voilà ce qui sera rappelé pour la gouverne de nos chers administrateurs le 23 avril prochain via la résolution n° 3 :
  1. Délégation, confiance et subsidiarité sont des conditions nécessaires au développement des projets nouveaux dont le RIF dépend à terme;
  2. Ce sont des conditions nécessaires pour rendre les responsables responsables et motivés et non des fantoches obéissants aux lubies raccornies d'un groupe de caciques comme nous en avons eu l'amère impression à l'occasion de nos projets;
  3. Cela facilitera la candidature de dirigeants qui n'ont pas la disponibilité pour gérer au quotidien tout en s'intéressant à la bonne marche de l'association;
  4. Les projets et les initiatives pourront alors être menés par des bénévoles compétents n'étant pas dirigeants et n'aspirant pas à le devenir comme c'est notamment mon cas.
Délégation, confiance et subsidiarité : voilà ce qui manque à la vision de nos instances. Voila la clé du renouveau que je propose. Non à l'exécution ... des bonnes volontés par un Conseil d'Administration omnipotent. Les énergies sont là, à condition que l'on ne cherche pas à les mettre à sa botte !

Illustration : 60 personnes à l'initiation à la Marche Nordique à Vincennes avec la FFNW une semaine avant la décision du CA l'autorisant. Crédit photo Jean Pradeau.

Le GPS n’intéresse pas nos instances - raisons (2)

Les dirigeants du RIF peinent à se saisir d'une opportunité de développement mettant en avant le dynamisme de ses adhérents et en le faisant savoir autour de nous. Nous le voyons avec la genèse du groupe GyPSy.

Les animateurs du RIF se réunissent chaque trimestre en général. Ils prennent connaissance des informations qu’ils pourront ensuite relayer aux adhérents lors des sorties. C’est aussi l’occasion d’échanger sur nos pratiques, notre ‘métier’ d’animateur, les aspects règlementaires touchant à la sécurité etc.

Il y a bientôt trois ans une animatrice - appelons-la Hélène (ce qui est phonétiquement exact) - a exprimé une demande concernant l’utilisation du GPS pour la randonnée. Nombreux sont ceux parmi nous qui en reçoivent un en guise de cadeau de retraite professionnelle : Hélène cherchait un soutien pour se lancer à animer ses sorties avec un guidage GPS. Pas de réponse de l'assemblée.

A une réunion suivante, Hélène reformule sa demande : toujours pas d'écho. Juste quelques remarques du genre : le GPS est un gadget, de toute façon il faut la carte et la boussole, etc. Nos animateurs expérimentés sont au-dessus de çà disent-ils.

Pour ma part je n’ai pas de GPS de randonnée alors et ne sais pas très bien à quoi cela peut servir et comment. Je constate toutefois que de plus en plus d’adhérents dans mes sorties disposent d’un appareil, quasiment à chaque sortie. Je me dis qu’il serait quand même bien d’en savoir autant qu’eux. Je contacte en privé Hélène et lui propose d’apprendre avec elle l’usage de son GPS resté sagement dans sa boite d’emballage.

Quelques mois plus tard, familiarisés avec l’outil – ce qui n’est pas une mince affaire et nécessite déjà de savoir maîtriser le PC et un logiciel de cartographie – nous proposons de lancer un groupe d’utilisateurs de GPS au RIF. Nous l’appelons GyPSy.

Ce groupe se réunit tous les trois mois, comprend maintenant une douzaine d’adhérents affutés, ce qui nous donne l’occasion d’échanger des trucs et d’utiles informations, même quand on n’est pas à l’aise avec l’anglais qui est la langue du GPS.

Ceci fait du RIF sans doute l’un pôles d’expertise du GPS de randonnée en Ile de France. Des réunions d’information très courues sont organisées par le groupe pour les adhérents (cf. photo, prochaine date : le 22 mars en matinée au RIF).

Il aura fallu des semestres pour que ceci se fasse et à aucun moment la demande de Hélène n’aura été prise en compte ni soutenue par le Conseil d’Administration ni ses émanations. Apparemment cela n’entrait pas dans le champ de ses préoccupations. GyPSy existe sans lui et s'est satisfait du soutien amical du Président.

Ce serait le rôle du CA d'indiquer les directions s'il entend précisément 'diriger' pourtant ! L'incapacité de nos dirigeants à se saisir d'une opportunité de développement mettant en avant le dynamisme du RIF et en le faisant savoir autour de nous est persistante. Cet exemple est un indice que le CA n'assure pas sa fonction.

C'est le but des résolutions 1 et 2 d'y pallier.

Billets à suivre sur le même sujet :

jeudi 21 février 2008

Lettre ouverte aux Administrateurs du RIF

Paris, le 19 février 2008

Mesdames et Messieurs les Administrateurs,

Tous les deux mois, je reçois le programme du RIF et lis les quelques pages du « Diverticule » qui est le seul vecteur d’information sur la vie de notre association.

Le n° 58 (Diverticule du programme de février-mars 2008) ne peut pas laisser indifférent : d’une part un article du Président qui est un appel pour du bénévolat au sein de l’association, d’autre part un encadré du CA sur la suppression de la couleur suite à des difficultés récurrentes de trésorerie.

Je ne réclame pas de couleur à tout prix mais m’interroge sur vos objectifs :

  • Voulez-vous séduire ou repousser des bénévoles ?
  • Voulez-vous garder les membres nouveaux adhérents ou les inciter à partir ?

Je suis membre de l’association depuis janvier 2006. Depuis cette date, le problème de la baisse du nombre d’adhérents est évoqué : rumeur sur les sentiers, échanges à l’Assemblée Générale (AG) d’avril 2006, justification des augmentations de cotisation, etc. Il ne me semble jamais avoir lu ni entendu une communication officielle et objective sur ce sujet. Nous serions entre 3000 et 3500 ; la baisse est régulière mais de combien ? Est-ce le nombre des départs qui a augmenté ou peut-être le nombre des nouveaux adhérents qui a baissé ?

Qui le sait ? Vous, je l’espère : nous, simples adhérents du RIF sûrement pas.

Je suis inquiète. Tout cela est dommageable; le RIF est une merveilleuse idée, sa richesse provient de ses nombreux animateurs qui offrent bénévolement aux 3000 ( ?) membres du RIF de nombreuses sorties de grande qualité.

Il est grand temps de communiquer. Je ne voterai pas une augmentation de cotisation si vous n'indiquez pas dans la convocation à l’AG la situation précise sur ce sujet.

Dans l'attente d'une réponse qui je l'espère éclaircira ces points, je vous adresse mes sincères salutations.

Hélène COLOMBET

mercredi 20 février 2008

La mouche du cocher

Dans un pays démocratique, la liberté de s'exprimer existe, même quand elle dérange les hommes de pouvoir. Gloire à Coluche et plus récemment à Anne Roumanoff et à tous ces humoristes dont je n'ai malheureusement pas les talents !

La mouche de Plantu, humoriste du journal Le Monde, sur la tête de Nicolas Sarkozy a fait l'objet d'un billet du médiateur de ce journal indépendant de référence. Le médiateur, qui se trouve être une médiatrice, raconte comment suite à la publication de son illustration en 2005 Plantu se vit convoquer au ministère de l'Intérieur par un motard en tenue. Sa réaction ? Le lendemain il y avait trois mouches sur la tête de Sarkozy...

Si certains pensent agir pour le bien de l'association en empêchant toute expression de critique, je pense exactement le contraire. Notre association manque de transparence et de liberté d'expression : on peut entretenir de bonnes relations personnelles sans être d'accord sur tout. S'il faut faire venir un essaim de mouches pour me faire entendre, ce que je m'efforce de faire depuis quatre mois, qu'on ne m'en fasse pas ensuite le reproche svp.

p.s. S'il y a parmi vous quelqu'un qui aimerait se moquer gentiment des travers du RIF par quelques illustrations, ce blog lui sera largement ouvert.

mardi 19 février 2008

Les raisons d'une démission (1)

J'ai présenté ma démission de mes fonctions d'animateur le 16 décembre dernier. Certains ont pu y voir la trace de problèmes personnels : mon implication pour le RIF n'a pas baissé depuis, elle a seulement changé de nature.


La marche nordique sévèrement impactée

Il reste à déchiffrer ce mystère : pourquoi un animateur motivé décide t-il subitement de cesser d'animer, réduisant le potentiel de prestations du RIF ? Oh de pas grand chose : 1% du volume des sorties annuelles du RIF. Mais cela a représenté 10 des 21 dates de sortie proposées en marche nordique en 2007, soit près de 50 %.

L'activité est donc sévèrement impactée par mon départ, qui ne sera pas aisé à combler compte tenu du temps nécessaire à la formation technique d'un animateur (supérieur à 6 mois). On peut comprendre la déception de l'équipe Marche Nordique, encore accrue par l'arrêt en forme de pied de nez de la publication du blog dédié à l'activité dont j'étais la cheville ouvrière et que la communication du RIF a soigneusement ignoré snobé durant toute l'année 2007.

Une esquisse d'analyse en réunion des Animateurs

La question de ma démission a été abordée, à la demande exprès d'une animatrice, lors de la dernière reunion des Animateurs du 5 février. Il me semble que cette réunion d'animateurs aurait pu se poser la bonne question qui importe en réalité : POURQUOI ce geste ? Que signifie t-il ? Que cherche à exprimer Luc DUSSART ? Le déni de réalité qui affecte certains de nos responsables se décode dans l'omission à mettre ce point à l'ordre du jour. Déni caractéristique d'une attitude esquivant les problèmes qui fâchent plutôt que d'en tirer d'utiles remises en question sources de progrès.

J'ai eu connaissance du rapport de la réunion, conforme au résumé communiqué par quelques animateurs présents que je remercie au passage.
Mes initiatives et l'apport de celles-ci au RIF ont été rappelées: je ne suis accusé de rien, et encore moins d'un comportement fautif comme certains ont pu le craindre.
On me reproche de l'impatience, de vouloir aller trop vite. Je répondrais que c'est le RIF qui va trop lentement, voire favorise l'inaction : c'est une question de point de vue...

Des explications détaillées qui donnent du sens à ma protestation

Comment peut-on expliquer qu'un animateur laisse tomber ses initiatives - et d'autres en préparation - du jour au lendemain ? Il doit y avoir de sérieuses raisons, que l'on aura tenté de glisser entre le tapis et la moquette. Nous vous proposerons un exposé des faits permettant de comprendre la nature des résolutions proposées et la tactique - frontale - de réforme adoptée :
C'est un vrai feuilleton que je vous propose d'ici la prochaine assemblée générale. Pour le coup, cela vaut la peine de vous abonner à 1r9 !

lundi 18 février 2008

Quelques réflexions en vrac

LE DIVERTICULE

Photo, noir et blanc, c’est un Art ! Supprimer la couleur, c’est le noir, le néant, une fin de vie.

Plutôt que de tirer vers le bas, pourquoi ne pas vendre notre 1ère ou 4ème de couverture à un « sponsor » : Vieux Campeur, fabricant de chaussures, de barres énergétiques, de sacs à dos, que sais-je... Cela peut-être un bon moyen de participer aux frais de ce document tellement important pour les adhérents.

D’ailleurs ne pourrions-nous pas ouvrir nos pages à des entreprises pour nous présenter dans un texte rédactionnel : produits, nouveautés et autres, en échange d’une participation financière à l’élaboration de notre programme.

PRODUITS DÉRIVÉS

Pourquoi ne pas prévoir des produits spécifiques au RIF ? Casquette, maillot, foulard, porte clefs, boussole, mini-couteau, guêtres (un moyen de faire rentrer des recettes).

Nous n’avons aucun signe de reconnaissance, dommage ! J’ai lu dans un diverticule, que pour nous reconnaitre dans une gare, il fallait rechercher le groupe le plus important… Souvent vrai, pas toujours, mais un peu prétentieux, non ?

INTERNET

As-tu remarqué que si tu cherches sur la toile un club pour faire de la randonnée, tu ne tombes pas de suite sur le RIF, ne faudrait-il pas rafraichir notre site pour le rentre plus accessible au gens qui ne nous connaissent pas ? C’est en cherchant sur la toile que j’ai connu le RIF (mais j’ai cherché).

Ne peut-on pas mettre en ligne, la vente ou l’échange de toutes nos cartes IGN qui ne nous servent plus. La vente de matériel que l’on souhaite se séparer. Un échange d’informations sur des randonnées en province, gîtes, sentiers, refuges, cascades, chapelles, berger sympa. Un blog peut faire l’affaire peut-être.

ASSURANCES

Je reste encore vexé et déçu de l’attitude du CA au sujet du changement de compagnie d’assurances. Nous informer du changement de compagnie pour des raisons économiques OK, pas de problème. Mais nous dire que ce sont les mêmes garanties, mensonges. C’est prendre les adhérents pour de vulgaires consommateurs, tromper honteusement les membres de l’association, ca mérite la démission, l’exclusion.
Comme beaucoup, je randonne entre amis ou souvent seul, je me savais couvert par mon assurance, ce qui n’est plus le cas, il me faut donc prendre une assurance complémentaire ailleurs.

Pourquoi ne pas avoir proposé aux adhérents, deux formules avec des prix différents:
  1. Assurances uniquement pour les sorties avec le RIF
  2. Assurances avec et sans le RIF (comme avant)
Le RIF y trouvait ce qu’il recherchait, plaire à tous et limiter ses dépenses. (J’en ai parlé avec une responsable des assurances de la Fédé, elle n’était pas si surprise de l’attitude du RIF !!)

Puis-je te donner un exemple ? Lors d’une sortie avec le RIF, l’animateur fut obligé de nous abandonner (17 personnes) pour retourner sur ses pas rechercher une Adhérente qui, trop fatiguée, est restée en pleine nature. Il m’a confié le groupe et sa carte pour que je ramène tout le monde à la gare ; tout c’est bien déroulé pas de problème. Mais imagines qu’une personne en ma compagnie tombe dans un trou et décède des suites de sa chute. Notre animateur du RIF est à une dizaine de kilomètres, nous ne sommes plus sous sa responsabilité, nous ne sommes plus couvert par l’assureur. La compagnie ne prendra pas en charge le sinistre, merci le RIF.

Un adhérent, Jacky Moine

Foire aux questions


Je note quelques questions intéressantes et les ai consignées, avec une réponse dans une Foire aux Questions (FAQ) : c'est un moyen commode d'avoir quelques réponses simples.

Voici les récents ajouts :
Merci à tous ceux qui me font part de leur réaction par courriel. Cette liste sera progressivement enrichie avec le temps et je vous invite à y revenir.

dimanche 17 février 2008

Le RIF a besoin de vos contributions

Soutenir notre démarche ne signifie pas que l'on est d'accord avec les termes des propositions de réforme, seulement que l'on trouve pertinent que l'on en débatte.

Campagne de signatures de soutien

La collecte des signatures de soutien à nos propositions de résolution pour l'AG va bon train. Elle est l'occasion d'expliciter le sens à donner à la démarche, qui est celle d'une nécessaire réforme de nos instances pour un RIF plus entreprenant, dynamique et convivial. Merci aux animateurs qui acceptent de m'accueillir.

Je constate au premier abord une certaine frilosité des adhérents rencontrés lors des sorties à manifester un soutien et à signer la liste que je leur tends. C'est bien normal dans une association qui semble craindre le débat démocratique : notre CA, dans son obsession du secret en oublie même d'en communiquer la liste de ses membres (c'est notamment le cas de notre actuel conseil d'administration dont je vous mets au défi de me fournir un exemple public de sa constitution, hormis bien sûr celle déposée en Préfecture).

Participer au débat

Le site 1r9 est un attentat non pas à la pudeur mais à l'oligarchie. Chacun peut s'y exprimer sans crainte dès lors qu'il s'applique l'obligation de respect et de courtoisie inscrite dans nos statuts.

Plusieurs d'entre vous m'écrivent en a parte, comme si s'exprimer en public sur internet les menaçait de sanctions, comme si les censeurs avaient fini par imposer leur loi. Je me battrai pour que le débat puisse avoir lieu, en public et non dans des conclaves de privilégiés s'imposant le secret et l'anonymat des avis. Le RIF nous appartient à tous et le pire dans les discussions en cours serait de se taire.

Je me ferai un plaisir de publier vos contributions. La démocratie est le meilleur rempart contre l'arbitraire...

Signatures de soutien

Les signatures de soutien par la procédure électronique sont une alternative minimale. Seriez-vous frileux à vous engager ou manquez-vous d'information encore pour savoir de quoi il s'agit ? N'attendez-pas ! Vous pouvez manifester votre intérêt de façon anonyme si vous le souhaitez : je m'engage à respecter votre souhait. Pour en savoir plus, cliquez ici. Merci.

samedi 16 février 2008

Qui se ressemble s'assemble

Le rapport d'audit du cabinet Mouvens mentionne une remarque qui porte à réfléchir : le RIF vieillit.

L'âge moyen des adhérents augmente au rythme de 1 an tous les trois ans. Ceci peut montrer plusieurs choses qu'il mériterait d'analyser en détail :
  • le renouvellement ne se fait pas. Probable vu la baisse du nombre d'adhérents ;
  • les jeunes ne restent pas ;
  • autre ?? (vos suggestions en commentaires svp)
Une de mes amies que j'ai fait venir au RIF et maman d'une adolescente m'avait indiqué sa surprise devant l'âge canonique de la personne en charge de l'Accueil. Quand on est actif, on sent vite que le RIF sent un peu la naphtaline...

L'âge moyen des animateurs est élevé : 55 ans environ. Puisque "Qui se ressemble s'assemble" nous risquons de nous retrouver bientôt dans un club de 3ème âge. Je n'ai rien contre les clubs de 3ème et de 4ème âge, mais ce n'est pas mon attente d'un club de marche.

En résumé, il est temps de renouveller notre effectif.
  • En acceptant des animateurs jeunes qui feront venir des jeunes, même si cette petite troupe peut à l'occasion manifester quelque turbulence.
  • En favorisant la marche telle qu'elle peut se pratiquer de façon moderne (ce qui est le cas de la marche nordique).
Cela se fera si 'les vieux' acceptent de faire la place aux jeunes dans nos instances dirigeantes et cessent de monopoliser tous les pouvoirs.

Je rejoins l'éditorial de notre président dans le dernier Diverticule : chiche ! De l'air neuf svp, comme le sous-titre de ce blog.
La résolution 3 a pour but de rouvrir la porte aux porteurs de projets.

[Edit 18/02/08] Ce billet pouvant choquer à une première lecture rapide, vous êtes invité à suivre le fil des commentaires ... et à vous y exprimer !!

vendredi 15 février 2008

A force de piétiner, on creuse son trou

"Je préfère avancer dans le chaos que piétiner dans l'ordre",
affirme Christian Streiff, PDG de Peugeot-Citroën dans Le Monde du 13 février dernier.

A force de piétiner, on creuse son propre trou effectivement...

L'innovation d'une part et l'ordre, le respect des institutions passées, le conservatisme, la tradition, etc. d'autre part, sont contradictoires. Mais dans notre monde qui change à vitesse sans cesse croissante, qui n'avance pas ... recule. Il serait bon que ceux qui se sentent investis de la charge de garantir l'avenir de l'association réalisent que trop de contrôle est nuisible. En voici un exemple, tiré de l'ouvrage "La pratique de la Chine" de André Chieng (Grasset, 2006, p. 199) :
La planification était un mauvais instrument pour réaliser l'adéquation entre l'offre et la demande. Au moment de la Révolution culturelle, quand on envoyait les jeunes gens en masse dans les campagnes, il fallait leur couper les cheveux à ras. Survint alors une pénurie de tondeuses, ce qui fut rapporté au Plan, qui décida d'ordonner la mise en fabrication de tondeuses. Mais le temps que la décision soit prise, que les usines soient désignées, les fonds réunis, les matières premières définies, les investissements en matériel réalisés, quand les nouvelles tondeuses sortirent des lignes, les jeunes gens étaient rentrés des campagnes et les tondeuses restèrent en stock car personne n'en voulait.
La bureaucratie et la planification soviétique ont mené l'URSS au chaos. Au RIF, il arrive que l'on entende ces discours dépassés. Ainsi quand une demande est transmise au CA, celui crée un GRP (groupe de réflexions et de propositions) dont quelques mois plus tard sort éventuellement une proposition sur laquelle le CA peut légitimement s'assoir dessus ... et ne s'en prive pas. Ceci est profondément démotivant et doit être reconsidéré.

Un exemple ? La représentativité des Animateurs. L'audit externe de fin 2006/début 2007 a mis en évidence un manque de communication entre les instances dirigeantes et le corps des animateurs. Ces derniers se plaignent de ne pas être entendus, même en criant fort comme nous avons pu le constater à l'automne 2007 (j'y reviendrai dans un futur billet).

Le CA décide en juillet 2007 de la constitution d'un GRP intitulé "Représentativité des Animateurs dans les instance du RIF". Un responsable est nommé, qui envoie des invitations à participer le 21 septembre. Les réunions se tiennent durant l'automne et les conclusions sont présentées au CA du 15 décembre 2007. Ces conclusions sont à quelques mots près les recommandations proposées par le cabinet d'audit du printemps. Joli exemple de processus démocratique ? Oui, à ceci près que les dispositions doivent encore être soumises à l'aval de l'assemblée des adhérents au printemps 2008 pour une mise en application éventuelle à l'élection des administrateurs suivante, au printemps 2009... Si les choses ne changent pas d'ici là !

Pendant ce temps là, un animateur qui agit sur le terrain, développe des activités nouvelles réussies et appréciées se fait censurer comme un malpropre : sa contribution écrite pour que les animateurs soient mieux entendus n'est pas transmise au GRP ad hoc ! Les actes concrets vont à l'exact inverse des discours et des recommandations. Ne sont pris en compte que les avis allant dans le sens de ceux qui devraient les entendre. Ceci est proche de la manipulation.

N'ont pas été entendues la proposition de pratiquer la marche nordique il y a quelques années déjà (AH), ni celle d'encourager l'usage du GPS de randonnée (NL), etc. Le CA ne manifestant apparemment pas une capacité d'écoute suffisante pour que ces opportunités de développement soit mises en oeuvre, j'ai proposé qu'un vice-président soit chargé de les prendre en compte et d'en rendre compte au CA ainsi qu'aux adhérents réunis annuellement en assemblée générale (résolution n° 1).

Ce vice-président aura à combattre la bureaucratie interne ... et le conservatisme naturel du Conseil d'Administration. Il s'agit de faire en sorte que le contrôle, nécessaire, ne soit pas systématiquement privilégié au détriment du chaos associé à une innovation ; il convient qu'un dirigeant se sente l'ambassadeur des adhérents et des animateurs proposant des initiatives et les soutienne. Alors le RIF pourra retrouver son leadership de premier club de randonneurs en Ile de France.

jeudi 14 février 2008

Madame la censure Bonjour !

Les statuts de l'association prévoient que ses membres fassent preuve de respect et de courtoisie (art. 3). Si l'on fait preuve de ces qualités et si l'on n'affirme rien qui ne soit basé sur des faits établis il devrait être possible d'exprimer sa pensée et ses propositions. C'est le but de cet espace de débat démocratique.

1R9 est un blog ouvert à tous. J'y publierai vos billets concernant le RIF, ses activités, sa nécessaire évolution, son fonctionnement qui me seront adressés.

Vos commentaires sont modérés a priori et ne peuvent être anonymes. Dès lors qu'ils n'attaquent personne ad personam et qu'ils sont conformes à nos statuts, ils seront publiés aussi. Sans censure...


A vos plumes !


mercredi 13 février 2008

Démissionner sans abdiquer

Le développement de la marche nordique* a mis en évidence des dysfonctionnements du RIF qu'il convient de corriger. C'est le sens à donner à ma démission qui est tout sauf un abandon de poste : je propose de tirer concrètement les enseignements de l'opération.

Une réussite pour le RIF

La marche nordique est quasi unanimement considérée comme une réussite. Son lancement est l'oeuvre d'une équipe d'animateurs motivés et de l'amicale complicité de notre président Serge Maindron. Cent soixante quinze personnes ont été initiées à la Marche Nordique en partenariat avec le FFNW et ce chiffre croit régulièrement d'environ une vingtaine par mois, dont une proportion de nouveaux adhérents venus au RIF spécialement pour cette nouvelle façon de marcher.

Tout semble aller dans le meilleur des mondes... Annick et Michel Cozic, membres de la Commission Animateurs et élus administrateurs en avril 2007 ont accepté la responsabilité de l'activité sous l'égide de la Commission Animateurs. Les éloges fusent : la marche nordique pourrait être l'activité permettant de renouer avec cette période pas si ancienne où le RIF équilibrait ses dépenses avec les adhésions.

Surmonter les nombreux obstacles

Ce projet a néanmoins rencontré de nombreux obstacles :
  • L'obstacle de la tradition,
  • l'obstacle des habitudes,
  • l'obstacle du conservatisme génétique d'un Conseil d'Administration exigeant de tout régenter surtout.
Ces obstacles furent pour une bonne part contournés et la marche nordique semble maintenant ancrée dans les prestations normalement offertes par le club. On peut penser que la greffe sera réussie.

Bien que membre particulièrement actif dans l'équipe, j'ai décidé le 16 décembre dernier de rendre mon tablier. Tablier d'animateur de randonnées, tablier d'animateur de sorties de marche nordique et aussi d'éditeur du site internet Randonneurs Nordic Walking qui aura fonctionné durant un an.

Démissionner sans abdiquer

Il m'est apparu que le fonctionnement du RIF était trop conservateur pour permettre le développement de prestations et l'ouverture de l'association vers l'extérieur. Je compare le RIF à l'Albanie du stalinien Enver Hoxja, fermée sur elle-même, vivant en quasi autarcie à l'écart des échanges, défendant farouchement une indépendance fragile avec des paramètres économiques de fonctionnement imposant de sévères restrictions.

Le RIF, premier club de marche d'Ile de France, mérite mieux qu'un retranchement frileux sur des positions intenables à long terme. Il doit être possible de retrouver l'enthousiasme de nos fondateurs il y a quelques décennies et de redonner de la couleur à notre programme.

Diagnostic : blocage du fonctionnement par le Conseil d'Administration

Le fonctionnement interne - s'il s'agissait d'un grand groupe on utiliserait le terme de 'gouvernance' - a montré ses limites. Les RIF est mal gouverné : les résultats qui seront annoncés lors de la prochaine Assemblée Générale ne sont pas bons.

Pourquoi le RIF est-il mal gouverné ? Parce que les dirigeants - administrateurs, bureau, responsables de commissions permanentes - ne sont pas compétents ? C'est forcément un peu vrai : ce sont comme vous et moi des bénévoles et la gestion n'est pas forcément dans leur domaine d'expertise. Certains ne sont pas à leur place et ceci pourra faire l'objet de quelques remarques.

J'ai pensé toutefois que changer les têtes n'aurait pas d'utilité si le système dans lequel elles agissent reste inchangé. Pour que les initiatives comme la Marche nordique puissent se multiplier, je propose surtout de réformer le réglement intérieur.

* La génèse de cette activité est racontée ici par Karla.

mardi 12 février 2008

Une censure illégitime

Ce site est né en réaction à la censure d'un commentaire d'un billet intitulé "La Der de Luc" sur le site Marche Nordique au RIF au motif que :
"La place publique n'est pas le lieu pour un débat interne au RIF."
A défaut de place publique ou de sous-bois, qui ne sont pas précisément les meilleurs endroits pour débattre des nécessaires évolutions du RIF, nous proposons un espace d'échange en vue de l'Assemblée Générale du RIF du 23 avril prochain.

Voici le texte de ce commentaire supprimé - sans préavis - le 28 janvier dernier :

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Ici Luc,

Merci de ces témoignages d'amitié.
Ai-je de solides raisons d'avoir démissionné ? Ceux qui me connaissent doivent s'en douter ! Il ne s'agit pas d'un caprice mais de la conclusion logique d'une analyse des problèmes rencontrés lors du lancement de la marche nordique au RIF en 2007. Ces problèmes sont chroniques et liés au code génétique du club.

Une démission douloureuse

Ce n’est pas de gaité de cœur que j’ai pris ma décision. D’aucuns pourraient accepter de reconnaître que j’ai été l’un des animateurs les plus actifs en 2007 : le lancement de la marche nordique, réussi avec 175 personnes formées à ce jour, le lancement d’un groupe d’utilisateurs du GPS ayant attiré 80 adhérents pour des informations, la relance des sorties en anglais et en allemand, sans compter des sorties classiques à diverses allures de jour ou de nuit...

Ceci est le produit d’un réel investissement dans le club. Rien que pour la marche nordique je recense plus de mille (1000) messages dans ma messagerie électronique en 2007. J’ai publié 80% de la centaine de billets sur Randonneurs Nordic Walking (RNW) : etc. C'est un crève-coeur que de laisser tomber tout ça !

Un soutien pour la forme

Je juge que le soutien apporté par le RIF, notamment dans la communication externe, a été inefficace. L’existence de RNW n’a pas été officialisée dans le programme, qui est toujours considéré comme la communication de référence (et le web un gadget optionnel). Il a fallu cinq mois pour accoucher d’un communiqué de presse rédigé en juillet dernier avec pour maigre résultat la participation de 9 personnes à la réunion d’information du 12 janvier. Neuf personnes externes au RIF : la communication externe a été transmutée en communication interne, ce qui ne nous permettra pas de susciter un volant d’adhésions dont le RIF a besoin pour équilibrer des comptes en déficit. Une telle attitude - que j’assimile à du sabotage si ce n'est de l'incompétence - n’est pas acceptable de la part de des dirigeants concernés.

Une résolution de défiance

Depuis quatre mois on a refusé de prendre au sérieux mes demandes : cela sera fait officiellement - avec étalage de linge sale je le regrette - lors de la prochaine l’Assemblée Générale. On aurait mieux fait de ne pas me censurer de façon répétée durant des mois.

J’ai donc décidé de clarifier les choses, de briser les blocages institutionnels d’une structure bureaucratique à reflèxes lents, d’un collectif d’administrateurs qui outrepassent leurs droits sans assumer de responsabilité, d’une machine à broyer les initiatives les mieux organisées et gérées comme on pourrait en reconnaître la qualité au lancement de l'activité.

Permettez-moi de compter sur votre participation pour défendre VOS intérêts, quand bien même ils ne se superposeraient plus avec ceux d’administrateurs à qui une équipe déterminée a su IMPOSER la marche nordique.

Le fonctionnement du conseil d’administration du RIF se révélant selon mon analyse le principal obstacle, j’ai décidé de l'interpeler à la prochaine assemblée générale annuelle qui est convoquée pour le 23 avril prochain en soirée.

J’y défendrai ma demande de révocation du conseil : de toute façon il y aura vote. La rédaction de résolutions qui seront mises au vote est en cours et je la soumettrai à quiconque voudra bien me soutenir. Pour la bonne forme il y faudra cent signatures de soutien.

J’estime légitime, au vu de mes actions passées, de critiquer une organisation, des statuts et un fonctionnement loin de l’optimum. Consideriez-vous avantageux pour le RIF que la marche nordique n’ait pas vu le jour ? Considérez-vous comme avantageux pour le RIF que l’un de ses initiateurs et principal moteur soit radié du RIF pour avoir pris des initiatives unanimement reconnues aujourd’hui ? Car on m’en a bien fait sentir la menace : ceux qui bousculent le petit train-train de l'association peuvent en être exclus. Il en résulte une absence dramatique de projets de développement.

Ce sont les adhérents qui décident et non le Conseil d’Administration

Le Conseil d’Administration a pour tâche de déléguer la gestion du RIF à des dirigeants - qui doivent savoir déléguer à leur tour - et non à être le pilote opérationnel des initiatives qui doivent (et auraient dû) être prises pour remettre le RIF à flot en terme d’adhésions comme le permet la marche nordique.

Ce sont les adhérents qui décident et le conseil élu a la charge de les représenter : exprimons-nous.

Rendez-vous à l’assemblée générale le 23 avril prochain !

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