dimanche 30 mars 2008

A vot' bon coeur, msieur dames...

Il est à craindre que les votes sur le rapport financier et le budget proposé par le Conseil d'Administration pour 2008 suscitent quelques délibérations contradictoires, concernant le déficit et l'augmentation de la cotisation notamment.

L'augmentation de l'année dernière n'a pas compensé pas la baisse des adhésions, baisse dont on aimerait bien connaître l'ampleur ! Une nouvelle augmentation* est proposée par le Conseil d'Admini- stration et malgré cela le budget proposé est en déficit. Il y aura lieu d'examiner les chiffres et juger des propositions de nos dirigeants.

Voici l'historique du montant de la cotisation annuelle :

2003

2004

2005

2006

2007

2008*

42 €

42 €

44 €

44 €

47 €

50 €

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+ 6

%

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+ 14

%

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----

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-->

+ 19

%


Qu'en pensez-vous ?

samedi 29 mars 2008

RIF HiFi à Paname

Le rapport aux adhérents du responsable de la Commission Communication pour la prochaine assemblée générale donne un image positive de son action : c'est la règle du jeu. Des éléments concernant les relations avec la Presse sont fallacieux toutefois. Ce rapport ne correspond pas à la réalité. Voici le texte adressé aux adhérents :
"A deux reprises, au printemps, des articles de presse ont été publiés, mentionnant la randonnée et le RIF. Nous en espérons d'autres, d'autant qu'en fin d'année nous avons innové dans un nouveau moyen de communication : le communiqué de presse."
Voici les faits...

Il n'y a pas eu d'action Presse au printemps comme cela est indiqué : pas un article. Les papiers auquel il est fait référence sont parus les 9 et 10 septembre. Et ils étaient intitulés respectivement :
En avant la marche nordique !
La marche nordique débarque en Île-de-France

On y parle pas de randonnée
mais exclusivement de marche nordique...


Je vous laisse juge de la confiance que l'on peut accorder au responsable de cette commission, qui laisse croire qu'il a pris ces initiatives. Aucunement : ces articles résultent d'initiatives personnelles de votre serviteur appréciant peu que sa proposition de communication externe soit apparue comme un OVNI et en fut critiqué ! Quand on vous dit que le lancement de la marche nordique a fait face à un climat d'indifférence voire de méfiance, en voici un exemple.

Autre mensonge, la prétendue innovation du communiqué de presse n'est pas à mettre à l'actif de la Commission Communication mais de l'équipe Marche Nordique. Notre premier projet a été présenté le 13 juillet. Il est édité par une spécialiste des Relations Presse (Bettina S.) fin août, puis posté tardivement en décembre (le 5 décembre).

Cerise sur le gâteau : aucun résultat connu suite au communiqué ! Pas une ligne dans les medias : il n'y a pas de quoi être fier !
La résolution 2 demande au CA de traiter ces questions de façon plus sérieuse à l'avenir : vous comprenez pourquoi c'est souhaitable ?

En accusant notre responsable de la Communication de tromperie délibérée (nous reparlerons de ses hauts faits en matière de censure plus tard comme promis), ce qui vous pouviez penser être du RIF HiFi se transforme en RiFiFi à Paname...

vendredi 28 mars 2008

Le RIF demain

"Un parler ouvert ouvre un autre parler et le tire hors,
comme fait le vin et l'amour"
Montaigne, Essais

Les animateurs du RIF proposent selon leur inspiration et leur disponibilité des sorties de randonnée, auxquelles ils invitent les adhérents. La finalité est de partager les plaisirs de la marche. Se dépenser au grand air est l'occasion de moments de convivialité naturelle, de bonnes relations, en laissant les soucis à la maison.

L'aminateur met de l'âme, ce qui ne se réduit pas à conduire le groupe. Il fait partager son enthousiasme pour son loisir préféré. Comme une centaine de personnes animent, le RIF propose des sorties pour quasiment tous les goûts. C'est la différence qui crée une différence d'avec les autres groupes de marcheurs réunis en association.

Mais avec cent animateurs, autant ou presque de bénévoles en support, le RIF est devenu une petite PME. Une PME sans but lucratif, seulement guidée par les objectifs des uns et des autres. Coordonner tout ça, le rendre cohérent et sûr, n'est pas une mince affaire. Nous avons donc besoin de gestionnaires dévoués, en qui l'on peut avoir confiance et qui sachent faire confiance aussi. Certains ont accepté la charge d'Administrateur et ont sollicité pour ça notre mandat lors d'une élection en assemblée générale. C'est une responsabilité pouvant susciter l'admiration.

Nous devons avoir confiance dans nos responsables comme dans l'animateur pour conduire son groupe. Des règles de fonctionnement précises nous rassurent sur les éventuelles dérives. Ces règles sont nécessaires pour organiser dans la durée les compétences des nombreux bénévoles.

Mais l'évolution des pratiques et de la demande de loisirs a conduit à une baisse de nos adhésions. C'est peut-être aussi le résultat de quelques mauvaises décisions. Les équilibres économiques du RIF sont rompus. Sans attendre il a été décidé de réduire notre - confortable - train de vie. D'autres sources d'économie sont activement recherchées pour que le RIF reste un club populaire accessible à des personnes à revenus modestes.

Pour ma part, j'ai décidé d'agir en vue du développement : nouvelles formes de randonnée, évènements, vie associative, etc. Une alternative aux économies est de diversifier notre offre de services, de l'adapter aux nouvelles attentes, qui sont différentes de celles de nos ainés. Je souhaite aussi faire cesser l'augmentation régulière et implacable de la moyenne d'âge en facilitant le recrutement et la fidélité de jeunes marcheurs, de marcheurs actifs par opposition à la majorité de nos adhérents actuels qui sont retraités. Pour ma part, cela fait cinquante ans que je marche de façon régulière : il y a une demande des jeunes, notamment de jeunes femmes. A nous de nous adapter ! A nous d'encourager les initiatives, les actions innovantes, à nous de savoir sortir du train-train des années glorieuses.

Ceci va nécessiter une refonte profonde de nos modes de fonctionnement, de notre culture. Cela présente des risques qu'il va falloir apprécier ... et prendre ! Le pire des risques est celui de ne pas en prendre. Le RIF ne sait plus prendre des décisions. Il faut nous mettre en mouvement, généraliser les appels à projets, redonner du sens au bénévolat qui est plus que jamais présent dans notre culture, y compris chez les plus jeunes. Redevenons généreux, ne comptons pas nos efforts et globalement nous en serons payé en retour.

Le RIF est une bien belle maison, on peut y loger beaucoup de monde dans beaucoup de pièces. Le temps est venu de réaménager des parties de l'édifice et d'abattre quelques vieilles pierres. J'ai appris aux Excursionnistes Marseillais, qui ont fêté leur 110 ans l'année passée, que différentes activités peuvent non seulement cohabiter mais aussi s'enrichir mutuellement.
  • Nous avons ouvert la voie avec la Marche Nordique, dont le RIF, avec 280 personnes formées par la Fédération de Nordic Walking, est déjà le plus important club en région parisienne. Tout le monde s'en félicite.
  • Nous avons lancé le groupe GyPSy, qui a réuni une centaine d'adhérents lors de réunions d'information sur le GPS pour la randonnée, devenues régulières en attendant d'autres propositions innovantes qu'il annoncera dans le prochain programme.
  • Nous avons relancé RIF International, qui connait un succès dans la durée;
  • Etc.
Soyons ouvert aux nouvelles idées et agrandissons les ouvertures...
En assemblée générale nous vous demandons de voter pour nos trois résolutions afin de :

Faire passer un air neuf au RIF en 2008.

jeudi 27 mars 2008

Baisse de l'activité bénévole en 2007 : correctif

Nous avons reçu de notre président la précision suivante :
Luc, il n'y a pas baisse du bénévolat comme les chiffres bruts le laisseraient paraître. Simplement , il y a un calcul beaucoup plus précis que celui fait à la louche, c'est peu dire, par le précédent trésorier.
Serge

Effectivement notre billet du 10 mars Baisse moyenne d'une sortie chaque fin de semaine estimait une baisse de sorties de journée de l'ordre de 7% sur les trois dernières années.
Ce qui semble intuitivement plus proche de la réalité.

Comment connaitre les sorties du RIF publiées sur internet

Le site internet du RIF présente les sorties au programme. Il suffit de pas grand chose pour permettre un accès électronique aux sorties, avec les détails pour le rendez-vous et le trajet.

L'ancien site internet du RIF est probablement l'un des mieux conçus dans la galaxie des sites de clubs de randonnée. C'est par son intermédiaire que j'ai pris connaissance de l'association il y a quelques années suite à une recherche sur Google.

En attendant une refonte annoncée depuis des années, voici une astuce pour toutes les personnes ne recevant pas le programme papier : s'abonner à un flux de mise à jour. Pour les sorties de journée, il suffit d'ajouter http://www.ponyfish.com/feeds/30581pOsmCcNs à la liste de flux de votre lecteur RSS préféré. Vous serez alors automatiquement informé des nouveautés.

Pour les propositions de sortie en marche nordique, j'ai mis en place un lien pour l'abonnement en RSS et les sorties prévues sont en permanence actualisées ici.
Oh, oh ! Nobles responsables de la Communication, vous dormez? 1r9 est déjà le troisième site que je monte pour le RIF après un Blog des Tatanes pour les animateurs en 2006 que vous avez fait avorter et Randonneurs Nordic Walking en 2007. Il y a aussi le très beau blog RandoRIF. La visibilité du RI sur internet ne vous intéresse pas on dirait... Pourquoi tant de mépris ? Qu'avez-vous à cacher ? Votre incapacité à vous servir d'internet pour la promotion de l'association ?
Un air neuf au RIF, c'est aussi utiliser les facilités techniques d'aujourd'hui et non seulement celles disponibles au XIX ème siècle. C'est pour cela qu'il faut voter la résolution 2.

mercredi 26 mars 2008

Baisse de l'activité bénévole en 2007 : des chiffres accusateurs

Je m'interroge sur les chiffres cités à la fin du bilan de l'année 2007 estimant l'activité des animateurs et des bénévoles. Calculée en équivalent heures de travail, la production des bénévoles est estimée comme suit :

Tableau : Bilan pour l'AG de la contribution des bénévoles (en heures)
Contribution
20062007Écart
Animateurs32 000
22 000
- 31 %
Bénévoles9 000
7 000
- 22 %

Le bénévolat, coeur de notre fonctionnement, serait atteint.
Le moteur de la démotivation tourne à plein régime,
et pas seulement dans mon cas personnel.


Ces chiffres confirment, s'ils sont exacts, l'importance de la baisse d'activité du RIF. Nous allons en demander la vérification et la publierons le cas échéant. S'ils sont avérés ils donnent du crédit à ma demande de révocation de dirigeants menant l'association à une fin rapide : cette équipe ne mérite plus notre confiance.

Quoiqu'il en soit, il existe une autre preuve que les décisions qui sont prises ne sont pas les bonnes : comment expliquer cette baisse de 28 à 16 du nombre de week-end proposés entre 2007 et 2006, loin d'être compensée par une hausse de 4 collectives (de 26 à 30)* ?

* Source : Com° Programme, Ph. Cordier (merci)

mardi 25 mars 2008

Procurations pour l'assemblée générale du 23 avril

L'assemblée générale ordinaire (AGØ) des adhérents se tiendra

mercredi 23 avril prochain

à la salle Marius Mangin comme à l'habitude des années passées.

Accueil à partir de 19h00 pour émarger sur les listes, le début des débats commençant à 20h00 précises.

Si vous soutenez notre démarche de réforme pour un RIF entreprenant convivial et dynamique et êtes empêché de participer aux débats ce soir là, je vous invite à remettre le pouvoir que vous recevrez avec le programme d'avril-mai 2008 à un(e) ami(e) lors d'une prochaine sortie. Avec 11 candidats pour 9 postes à pourvoir, vous pouvez rayer deux noms sur la liste des candidats au Conseil d'Administration.

Vous pouvez alternativement m'adresser votre procuration (feuille jaune pastel) directement : mon adresse est indiquée en colonne de droite. Afin que votre procuration soit correctement distribuée, veuillez laisser en blanc le mandataire : nous nous en chargerons sur place en fonction des présents.

Luc DUSSART

p.s. : l'AGØ est précédée d'une AG Extraordinaire pour laquelle est fourni un pouvoir de couleur mandarine auquel peut s'appliquer la même distribution.

dimanche 23 mars 2008

Le réglement intérieur est un contrat

Un bénéfice à retirer de l’adoption d’un règlement intérieur concerne les clubs qui “rendent des services” à des personnes, ce qui est le cas de notre association proposant des activités de tourisme pédestre : en cas de litige soumis aux tribunaux, les juges considèrent qu’il existe un contrat tacite entre l’association et celui qui participe à ses activités, qu’il soit adhérent ou pas. S’applique donc le régime de responsabilité contractuelle. Les obligations de l’association sont alors renforcées, notamment si elle propose des activités engendrant des risques.

En revanche, dans le cadre de la responsabilité contractuelle, les clauses de limitation de responsabilité sont admises. Il est donc possible pour le prestataire de limiter ou d’encadrer sa responsabilité, en précisant par exemple que le participant doit appliquer des règles de sécurité ou se conformer aux instructions des animateurs.

De telles clauses peuvent être insérées dans le règlement intérieur, qui tiendra alors lieu de contrat. Le RIF précise ce règlement dans la 'Charte du Randonneur', qui doit donc être aussi considérée aussi comme un contrat. Pour être tout à fait transparent, le bulletin d’adhésion à l’association sera accompagné d’un extrait des règles reprenant les différentes clauses de limitation, dont l’association conservera un exemplaire signé par le participant.

En cas de problème, l’association aura la possibilité de prouver que le participant n’a pas respecté les termes du “contrat” et de se décharger ainsi de sa responsabilité.

Dans ces conditions l'adoption du règlement intérieur et la Charte du Randonneur relèvent d'une décision souveraine de l'assemblée des adhérents, seule compétente à établir le contrat entre les associés.

Dans la résolution n° 3 ceci est précisé pour le règlement intérieur ; il pourrait être proposé d'en étendre le principe à la Charte et de modifier le bordereau d'adhésion. Celui en vigueur à ce jour (23/03/08) ne précise pas l'obligation de présentation d'un certificat médical de non contre-indication : ceci devrait être amendé aussi.

mardi 18 mars 2008

La voie médiane

Le quotidien Le Figaro publie lundi 17 mars une interview du nouveau président de l'UIMM, la fédération patronale ayant dérapé sur un tapis de billets de banque : Saint-Geours : «L'UIMM était une maison sans contrôle». Extraits choisis :

Depuis votre arrivée à la tête de l'UIMM, le 20 décembre, qu'est-ce qui vous a le plus surpris?

L'absence d'organisation et de méthode, le fait qu'il n'y ait pas de contrôle, ni de processus de décision bien établi dans cette maison.

Et sur les processus de décision?

Le maître mot, c'est la transparence et le contrôle interne. La réforme des statuts dont nous allons arrêter demain les orientations déterminera comment fonctionnent les diverses instances. Il est acquis que l'on ne pourra plus être président et délégué général, que les pouvoirs du conseil vont être renforcés par rapport à ceux du bureau.

Comparé au RIF, on est à l'extrême opposé : les administrateurs contrôlent tout; à l'UIMM, le directeur travaillait dans l'opacité la plus totale (et les juges sont encore bien en peine de savoir ce qui s'y passait). Qu'en tirer comme enseignement ?

Nous en tirons le principe qu'entre les responsables chargés de la gestion et le Conseil d'Administration chargé du contrôle il convient qu'existe un certain équilibre, une dynamique ouverte laissant à chacun jouer pleinement son rôle.

Si nos dirigeants actuels ont pu commettre des erreurs, ce n'est pas à cause d'un laxisme du CA, au contraire. C'est pour échapper à son contrôle tâtillon que diverses initiatives ont été prises : celle de notre président de soutenir la marche nordique par exemple. Je ne connais pas l'ensemble des faits qui pourraient être reprochés à nos membres du Bureau, mais il n'est pas sain de toute façon - et même pour une cause légitime - que l'opacité soit devenue la règle. C'est la porte ouverte à toutes sortes de dérives qu'il convient de prévenir.

La transparence de nos institutions, la démocratie au RIF, impliquent de restaurer certains fondementaux, comme cela est en cours à l'UIMM après les dérives scandaleuses que l'on sait.

Il convient de laisser plus d'initiative au Bureau (et aux salariés de l'association dont les responsabilités sont réduites à une peau de chagrin) ET en même temps d'améliorer les fonctions d'évaluation du Conseil. Nous demandons que ceci soit établi dans la prochaine version du réglement intérieur avant la fin de l'année, puis approuvé démocratiquement par l'assemblée générale souveraine suivante.

C'est le but de la résolution 3. Et vous, qu'en pensez-vous ?

jeudi 13 mars 2008

Un mois, et après ?

Le premier billet de 1r9 remonte au 12 février, il y a un mois jour pour jour. Le dernier billet était le 31ème, ce qui établit une moyenne d'un billet quotidien. Comment se présentent les prochaines semaines ?

Le sujet est limité : il ne s'agit pas de couvrir sur 1r9 les nombreuses questions concernant l'avenir de l'association. Une bonne partie de mon propos est couvert. Je complèterai avec mon bilan du projet de la Marche Nordique et préciserai les occasions de censure dont je me plains.

Le rythme de publication va naturellement baisser, sans doute vers une fréquence d'un billet hebdomadaire d'ici le 23 avril. Le blog sera fermé quand le bilan de l'assemblée générale aura été tiré, en espérant qu'un air nouveau sera passé dans la salle Mangin où nous nous réunirons...

Il en restera de toute façon une nouvelle démonstration que la communication du RIF est prise de vitesse par les initiatives de terrain. Je n'ai pas particulièrement apprécié que mes projets de blogs pour le RIF, le premier datant de 2006 (déjà !) à l'attention des animateurs (Blog des Tatanes) et le second pour les pratiquants de la marche nordique (Randonneurs Nordic Walking) n'aient pas été soutenus par la Commission Communication. Sabotés plutôt ! Ceci est à revoir.

C'est la but de la résolution 2 que d'y remédier. Et vous, qu'en pensez-vous ?

mercredi 12 mars 2008

Apprendre à gérer le changement

Il y a des animateurs très actifs qui ne participent pas du tout à la vie collective du RIF. Ils programment leur sorties, les conduisent bien, mais de façon généralement solitaire, parfois en binome. C'est le modèle standard de production.

Les problèmes que j'ai rencontrés sont dûs à la nécessité de travailler en équipe pour monter des projets. Nous ne savons pas comment gérer cette situation : les fameux GRP, réflexe des administ- rateurs en panne d'inspiration, ne débouchent pas sur grand chose de concret ! A part quelques exceptions, le passage de la proposition à l'action ne se fait pas ou avec lourdeur.

Beaucoup partagent cette croyance que tous les projets du RIF doivent être pilotés par un administrateur. D'abord c'est une charge importante pour eux, ensuite cela est très limitatif. Il n'y avait pas d'administrateur compétent en marche nordique quand nous avons démarré. Il n'y avait pas d'administrateur à l'initiative du groupe GyPSy. A chaque fois, la présence d'administ- rateurs est venue dans un second temps, ils ont rejoint un collectif existant. Les ressources, idées et disponibilité des 3350 adhérents sont beaucoup plus riches que celles des seuls 24 administrateurs : il convient de changer notre organisation pour mettre à profit les suggestions des simples adhérents. Ce potentiel est quasi illimité...

Plus globalement, je propose que le CA se concentre sur sa mission d'administration et de contrôle, sans prétendre à être aussi partie prenante des projets : cela génère de la confusion d'une part (juge et partie) et d'autre part ne procure pas la réactivité nécessaire. Pour la marche nordique, l'équipe a dû prendre de l'ordre de 1000 décisions (chiffre basé sur le nombre de messages électroniques échangés) mais tenu seulement en un an 3 réunions de coordination avec les instances du RIF. Voilà un modèle à reprendre dès lors qu'il a fait ses preuves, contrairement aux bureaucratiques GRP.

Les animateurs qui produisent des sorties standard, de façon régulière, qui sont connus et appréciés ne (se) posent pas trop de problèmes. Les procédures existent, il suffit de se couler dedans. C'est dès que l'on est en dehors du cadre des procédures que ça bloque. Le RIF aura avantage à apprendre à gérer le changement : l'accepter et le doser aussi. C'est un travail collectif ambitieux.

Crédit photo : Ed Troupe

lundi 10 mars 2008

Baisse moyenne d'une sortie chaque fin de semaine

Ayant animé 16 sorties en 2007, l'arrêt de mon animation bénévole a fait baisser l'offre au programme (~ 1600 sorties/an) d'environ 1 %. Cela n'est pas grand chose et amène la modestie... Le club s'en remettra ! Mais il serait bien que le message soit entendu et que cela serve à quelque chose...
Les animateurs animent parce qu'ils le veulent bien : c'est le principe du bene - volat.
Le RIF restera un club dynamique, convivial et attractif dans la mesure où il saura faire en sorte que ses animateurs trouvent du plaisir à animer et à partager leur enthousiasme. Pour ma part, au vu du manque de considération pour le mien d'enthousiasme, j'ai décidé de jeter l'éponge. Si cela devenait une tendance, ce serait grave.

Il m'avait semblé que le nombre de sorties réduisait. J'ai donc lancé mes limiers en leur demandant de récapituler l'activité programmée en sorties de journée les samedis et dimanches ces trois dernières années. Ne sont pas compris dans ces chiffres les sorties 'Surprise' ni les collectives, ni les randonnées de journée en jour férié ou en semaine. Voici le résultat :

Année
# sorties en W.E.
moyenne /WE
200593217,9
200692517,7
200786616,6
Tableau : sorties de fin semaine indiquées au programme


Ces chiffres confirment mon intuition : ils indiquent une baisse d'en moyenne une sortie chaque fin de semaine (- 7 %) sur trois ans. Si le nombre d'adhérents randonnant en fin de semaine baisse, cela n'est pas un problème... Mais si l'on entend relancer les adhésions avec toutes sortes d'initiatives comme je le préconise, il convient de recruter et former de nouveaux animateurs et de nouvelles animatrices : ce sont elles et eux qui proposent des sorties selon leur inspiration et leurs envies et y invitent gracieusement les adhérents.

J'entends dire aussi que la baisse des adhésions aurait commencé avec la suspension de sorties en après-midi pour cause de participation trop élevée et de contraintes de sécurité. Il faut comprendre aussi que pour une majorité d'animateurs encadrer 70 à 100 personnes n'est plus une partie de plaisir.

L'activité du RIF est directement dépendante des animateurs qui programment et il convient que nos Administrateurs en prennent acte plutôt que de faire taire rester sourds aux propos, dérangeants certes, de ceux d'entre eux qui osent affirmer qu'il y a des problèmes.

samedi 8 mars 2008

Évolution de l’organisation - 4 : Synthèse

Trois cultures d'organisation

  • Dans [1], le système de type féodal permet aux caciques de déployer leur originalité individuelle ; la culture n’est pas absente – mais elle renoue avec des formes archaïques.
  • Dans [2], avec l’organisation de compétences spécialisées, c’est le règne de la règle explicite. On est dans le monde bureaucratique, avec son efficacité dans un cadre fixe.
  • Dans [3], la culture de la liberté est exigeante, même si des personnes à l’esprit un peu rigide lui trouvent les apparences du laisser-aller.
D'après : Michel Volle

Le RIF aujourd'hui

Le fonctionnement de notre Conseil d'Administration est proche du système des caciques [1]. Avant de disposer de pouvoirs légitimes, un nouvel administrateur doit montrer patte blanche et s'insérer dans un groupe tissé par des relations (affectives) personnelles.

Ceci coexiste avec un système bureaucratique [2] très élaboré. Vous connaissez la Charte du Randonneur : il existe aussi une Charte de l'Animateur. Le processus de formation d'un animateur est extrêmement précis, cela tient notamment aux contraintes de sécurité que le Président, civilement voire pénalement responsable, doit imposer. Tout est codifié, ce qui permet de répartir les tâches d'exécution sur de nombreux bénévoles occasionnels. Cette bureaucratie permet la routine et la reproduction du passé.

Ce qui manque par contre, et apparemment totalement dans notre organisation, ce sont trois choses :
  1. le champ d'autonomie des responsables du Bureau et des Commissions ; ceux-ci ne disposent pas de ressources allouées ni de budget dont ils pourraient décider de la répartition ; ce ne sont actuellement que de simples exécutants, les décisions remontant au CA ;
  2. la définition d'objectifs, qui est une condition de la délégation ;
  3. les procédures d'évaluation permettant au Conseil d'Administration de s'assurer que les responsables qu'il a nommés assurent leur fonction avec efficacité et réalisent les objectifs qu'ils ont acceptés.

La bureaucratie limite les marges d'initiative et de manoeuvre des responsables : en pratique les initiatives sont quasiment inenvisageables. L'offre est volumineuse sans être de nature très variée.

Le RIF ne dispose d'aucune culture des projets [3] : comme ceux-ci menacent les pouvoirs du CA, ils sont systématiquement éradiqués quand bien même l'avenir de l'association puisse en dépendre.
En guise de palliatif il a été inventé la notion de Groupe de Réflexion et de Proposition (GRP) et la possibilité de groupes de travail temporaires, sous le contrôle direct du CA. Résultat : beaucoup de bla-bla et peu d'innovation. Le passage au concret ne se fait pas (comme ça).

Le RIF demain

  • Résolution R1
La résolution R1 vise à permettre le développement d'initiatives et de prestations variées en chargeant une personne nommément désignée dotée d'une délégation suffisamment étendue et de la confiance du CA pour pouvoir agir très librement dans un cadre prédéfini.

Ce vice-président en charge de la Qualité et du Développement se doit d'être le support, la ressource sur laquelle les bénévoles et les animateurs porteurs de projets s'appuient. Il ne lui revient pas de prendre des initiatives mais de permettre leur émergence et leur réalisation. Ce vice-président aura à combattre en permanence la bureaucratie et les procédures internes, qui sont adaptées à des activités répétitives dans la durée mais ne tolèrent pas la nouveauté. Sa mission est de préparer l'avenir avec une organisation par projets.
  • Résolution R3
La résolution R3 oblige le Conseil d'Administration à se défaire de la gestion au quotidien au profit du Bureau et des Responsables en leur accordant la plus large délégation possible selon le principe de subsidiarité : les décisions sont prises au plus près de leur champ d'action.
Cette délégation n'est possible qu'à la condition de préciser les modes d'évaluation a posteriori, afin de permettre le contrôle.

Il reviendra au CA de diriger au sens de :
  • réfléchir aux sujets clés et donner les directions, sans se mêler des actions au quotidien ;
  • anticiper, prévoir le futur de l'association conformément aux souhaits des adhérents.
Les résolutions sont accessibles en ligne.
Ces deux dispositions combinées conditionnent la renaissance d'un RIF entreprenant, dynamique, convivial, ouvert sur la société et financièrement équilibré.

vendredi 7 mars 2008

Evolution de l’organisation - 3 : Projets

L'organisation par projets [3]

(Suite du précédent message)

Pour l’organisation du modèle [3], le mot clé est Projet, au sens de "suite d'opérations permettant d'atteindre un objectif" : un projet est déclenché par un évènement extérieur (réclamation ou demande d’un adhérent par ex.) et parcourt une boucle qui se ferme lorsque cet évènement extérieur a reçu la réponse appropriée.

Identifier les projets, les organiser, leur affecter des ressources, tels sont les enjeux de [3].

Beaucoup de ces projets sont transverses à l’organigramme : une structure de projet, une décision de dépense, la relation avec un partenaire, etc. demandent que s’enchaînent des opérations relevant de responsabilités diverses. Alors que toute présentation de [2] commence par l’organigramme, la présentation de [3] commence par les projets.

Pour [3] l'activité essentielle réside dans les échanges d'information.

La réalisation d’un projet implique une succession de décisions. Il n’est pas possible de faire prendre chacune par la hiérarchie : elles doivent donc être prises par les acteurs. Le contrôle hiérarchique joue a posteriori, et répond aux dysfonctionnements en adaptant le processus.


L’emblème de [3] : la boucle




La hiérarchie est courte, le contact entre base et sommet est facile. L'activité est qualifiante : les personnes se forment en agissant. Les qualités qui leur sont demandées sont l’adaptabilité (pouvoir activer des projets divers) ; le bon sens (prendre la décision juste face à un cas particulier) ; l’esprit de responsabilité (assumer les décisions sans angoisse).

Dans [2], la responsabilité était décentralisée, mais seulement au sein de la direction. Dans [3], elle est décentralisée vers les exécutants eux-mêmes.

Le passage [2] => [3] est difficile. [2] résiste à la mise en place des projets, d’autant plus qu’elle est mieux organisée. Comment évaluer une prestation ? Si plusieurs entités coopèrent à un processus, comment partager la responsabilité ? Il est difficile de mettre en place des structures de projet. Il est pratiquement impossible de trouver le poste budgétaire qui portera une dépense nécessaire pour l’organisation.

Il avait fallu casser le système des caciques pour passer de [1] => [2] ; il faut casser le système des centres de responsabilité et des postes budgétaires pour passer de [2] => [3]. Chacun de ces passages suppose sacrifices et destructions.

(d'après Michel Volle - A suivre : synthèse pour le RIF)
.

jeudi 6 mars 2008

250 lecteurs uniques de 1r9

Les statistiques de consultation du blog montrent qu'environ 250 adhérents du RIF en ont déjà pris connaissance.
... Je me me demande avec amusement quel intérêt une base militaire du Nebraska (USA) ou un tokyoite a priori japonais auraient eu à le consulter. A moins d'un très improbable déplacement d'un randonneur parisien dans ces contrées éloignées, ce pourrait être la signature d'une surveillance discrète... Non, non, nous ne sommes pas des te**oristes !
Le site ne concernant que des adhérents du RIF, j'ai pris soin de ne pas autoriser les moteurs de recherche commerciaux à le référencer : le monde entier n'a pas à connaître le détail de nos discussions ! C'est la raison pour laquelle je vous invite à faire passer son adresse autour de vous : 1r9.fr

Merci de votre attention et de votre fidélité !

mercredi 5 mars 2008

Postuler à un mandat d’administration de l’association

Le blog Marche Nordique au RIF publiait il y a quelques jours un appel de son Rédacteur en Chef pour que des adhérents postulent au mandat d’Administrateur.

Comme je l’ai dit, je ne suis pas candidat et m’en suis expliqué. Ceci dit, si l’assemblée des adhérents décide que mes propositions de réforme s’imposent au prochain Conseil d'Administration, on peut espérer que nos prochains dirigeants pratiqueront la délégation tout en s'évertuant à agir de façon plus démocratique et transparente.

A celles et ceux d’entre vous qui se sentent une âme de manager, je dis "pourquoi pas ?" Si vous doutez, faites acte de candidature* :
la réforme pour un
RIF « entreprenant, dynamique, convivial, ouvert sur la société et financièrement équilibré » dépend aussi de vous. Je me tiens à votre disposition en privé pour en discuter.

* Délai de rigueur pour déposer votre demande de rendez-vous auprès du Président : mercredi 12 mars prochain
Condition : être adhérent du RIF depuis plus d'un an.

Évolution d'une organisation - 2 : Rationalisation

Le système rationalisé [2]

(Suite du précédent message)
Avec 120 animateurs et 80 bénévoles, le RIF est une grosse organisation nécessitant une gestion rationnelle.

En système rationalisé l’organisation [2] est divisée en centres de responsabilité dotés chacun d’objectifs et d’un tableau de bord permettant d’évaluer l’efficacité des responsables. [2] est caractérisée par la décentralisation des responsabilités au sein d'une équipe de direction. L’organigramme qui définit les entités et désigne leurs responsables est la pièce maîtresse de l’organisation. Il doit être assez stable dans le temps pour que l’on puisse confronter engagements et résultats.

Ce système convient à des organisations offrant des produits et services standards, sur des marchés à évolution lente. Il facilite la gestion de la structure, l’organisation du travail, la préparation des budgets.

Les compétences demandées sont des savoir-faire correspondant chacun à des tâches définies. L’organisation dispense les formations nécessaires ; des qualifications standardisées rendent les individus interchangeables.

Le passage de [1] : caciques à [2] a des avantages :
  • rupture avec l’inefficacité des caciques ;
  • transparence facilitant la décision stratégique ;
  • compression des coûts.
Il se fait souvent, sous la pression d’une concurrence. Il implique l’élimination des caciques, la mise en place de centres de responsabilités et de procédures de planification. Il comporte un changement des critères de gestion, donc des points de repère des membres de l'organisation.

(d'après Michel Volle - A suivre : Organisation par projets)

mardi 4 mars 2008

Évolution d'une organisation - 1 : les caciques

Une organisation peut se décrire selon trois modèles qui se conju- guent dans chaque cas particulier selon des proportions variables :
L’organisation [1] est dirigée par des "Anciens". Durant sa présence chacun a construit un réseau de relations et négocié sa zone d’influence. Le président est un arbitre qui veille à l’équilibre des pouvoirs en donnant raison (et budget) tantôt à l’un, tantôt à l’autre. Il divise pour régner. L’énergie de [1] se consume en négociations internes.

Les qualités demandées aux collaborateurs sont discipline, dévouement, fidélité, égalité d’humeur. Leurs compétences, acquises avant l’entrée dans l’organisation, y progressent peu car elles ne constituent pas un critère d'évolution.

La dynamique de [1] peut coïncider par hasard avec son intérêt à long terme. En général [1] ne peut survivre que si elle est protégée de la concurrence.

(d'après Michel Volle - Des analogies avec le RIF ? A suivre)

lundi 3 mars 2008

Dépôt des résolutions : c'est fait !

Les résolutions pour l'assemblée générale et le dossier des signatures de soutien ont été transmis au RIF ce matin.

Merci à toutes et tous pour votre accueil et rendez-vous dans un mois et demi pour un débat qui promet d'être animé : quand on a été animateur, on ne change pas comme ça !

dimanche 2 mars 2008

L'armoire electrique et la paralysie des projets

Au RIF le CA décide de tout ... une fois tous les deux ou trois mois. Et sans vraiment nous tenir informé en plus !

Un ancien électricien qui partage mes positions sur le manque de démocratie et de transparence au RIF me fait part d'une analogie qui éclaire mes propos.

Qui d'autre que l'électricien devant son armoire électrique est capable de décider et d'agir ? Personne, et surtout pas le patron au Siège.

A défaut que l'électricien ait la capacité d'intervenir de son propre chef, c'est la paralysie : le courant ne passera pas.