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vendredi 4 avril 2008

Opposition constructive

On dit qu'un verre est à moitié vide ou à moitié plein, la réalité étant identique. De la même façon, une opposition est constructive ou négative selon le point de vue que l'on choisit. N'ayons pas peur du changement. C'est la seule chose éternelle.

Avec le temps, toute organisation met en place des conventions relative à son fonctionnement. De plus en plus de conventions : ceci est évalué positivement ; cela négativement... Ces conventions sociales se figent dans des règlements et des procédures, et pendant ce temps l'environnement devient de plus en plus complexe et évolue de plus en plus rapidement. Pour y répondre l'organisation se dote de nouvelles procédures. A la fin, c'est le blocage. L'organisation, coincée dans une armure de règles et d'habitudes ne peut plus répondre. La crise est inévitable.

Tous les systèmes sociaux vivent des périodes de crise, où l'adaptation n'est plus possible sans changer les conventions : il faut réviser le cadre de référence.
En France, notre histoire est marquée par le Révolution qui mit fin à une royauté incapable de résister aux audaces des penseurs des Lumières : Diderot, Voltaire, etc. Certains d'entre nous ont vécu mai 68, dont l'anniversaire approche. Les oripeaux de l'après-guerre ont alors été lavés et essorés. Et la France s'en est sortie à chaque fois plus forte pour de nouveaux défis, entreprenante.
Nous constatons que le RIF est gangrèné par l'immobilisme. Les personnes en charge de le conduire n'osent plus prendre la moindre initiative ; les rares audacieux ayant tenté de faire bouger ce système bureaucratique de caciques un peu trop loin des réalités du terrain ont été écartés, radiés parfois. Que pas une seule tête ne dépasse sinon : exécution ! J'ai été sous la menace d'une telle issue pour avoir osé demander selon les bonnes formes la démission du Conseil d'Administration après avoir constaté son incurie quelque temps avant le passage du programme au très tendance Noir et Gris.

Le dernier éditorial de notre Président fustige ceux qui attaquent notre association de l'extérieur. Je ne fais pas partie de ces gens "de l'extérieur" et ne me sens pas visé donc. Mais ces personnes feraient oeuvre utile dès lors que de l'intérieur toute réforme est quasi impossible, avec les conséquences que nous savons. Nos dirigeants vont nous rendre compte du résultat du mandat que nous leur avons donné : décrépitude. Notre RIF a mal supporté les poids des ans et s'irrite à la moindre critique.

Un système incapable de s'adapter est condamné. Ses conventions doivent être écartées avant de reconstruire, avec pour une bonne part les vieilles pierres, une organisation nouvelle, libérée de toutes ces chaines qui l'entravaient précédemment. La convention explicitée dans notre règlement intérieur alléguant que sans contestation possible, en tout lieu, à tout moment, "c'est le CA qui décide" doit être réexaminée. Que cet examen ne convienne pas au CA est compréhensible : il résistera de toutes ses forces pour conserver les pouvoirs qu'il s'est attribués sans raison légitime.



jeudi 27 mars 2008

Baisse de l'activité bénévole en 2007 : correctif

Nous avons reçu de notre président la précision suivante :
Luc, il n'y a pas baisse du bénévolat comme les chiffres bruts le laisseraient paraître. Simplement , il y a un calcul beaucoup plus précis que celui fait à la louche, c'est peu dire, par le précédent trésorier.
Serge

Effectivement notre billet du 10 mars Baisse moyenne d'une sortie chaque fin de semaine estimait une baisse de sorties de journée de l'ordre de 7% sur les trois dernières années.
Ce qui semble intuitivement plus proche de la réalité.

mercredi 26 mars 2008

Baisse de l'activité bénévole en 2007 : des chiffres accusateurs

Je m'interroge sur les chiffres cités à la fin du bilan de l'année 2007 estimant l'activité des animateurs et des bénévoles. Calculée en équivalent heures de travail, la production des bénévoles est estimée comme suit :

Tableau : Bilan pour l'AG de la contribution des bénévoles (en heures)
Contribution
20062007Écart
Animateurs32 000
22 000
- 31 %
Bénévoles9 000
7 000
- 22 %

Le bénévolat, coeur de notre fonctionnement, serait atteint.
Le moteur de la démotivation tourne à plein régime,
et pas seulement dans mon cas personnel.


Ces chiffres confirment, s'ils sont exacts, l'importance de la baisse d'activité du RIF. Nous allons en demander la vérification et la publierons le cas échéant. S'ils sont avérés ils donnent du crédit à ma demande de révocation de dirigeants menant l'association à une fin rapide : cette équipe ne mérite plus notre confiance.

Quoiqu'il en soit, il existe une autre preuve que les décisions qui sont prises ne sont pas les bonnes : comment expliquer cette baisse de 28 à 16 du nombre de week-end proposés entre 2007 et 2006, loin d'être compensée par une hausse de 4 collectives (de 26 à 30)* ?

* Source : Com° Programme, Ph. Cordier (merci)

mardi 19 février 2008

Les raisons d'une démission (1)

J'ai présenté ma démission de mes fonctions d'animateur le 16 décembre dernier. Certains ont pu y voir la trace de problèmes personnels : mon implication pour le RIF n'a pas baissé depuis, elle a seulement changé de nature.


La marche nordique sévèrement impactée

Il reste à déchiffrer ce mystère : pourquoi un animateur motivé décide t-il subitement de cesser d'animer, réduisant le potentiel de prestations du RIF ? Oh de pas grand chose : 1% du volume des sorties annuelles du RIF. Mais cela a représenté 10 des 21 dates de sortie proposées en marche nordique en 2007, soit près de 50 %.

L'activité est donc sévèrement impactée par mon départ, qui ne sera pas aisé à combler compte tenu du temps nécessaire à la formation technique d'un animateur (supérieur à 6 mois). On peut comprendre la déception de l'équipe Marche Nordique, encore accrue par l'arrêt en forme de pied de nez de la publication du blog dédié à l'activité dont j'étais la cheville ouvrière et que la communication du RIF a soigneusement ignoré snobé durant toute l'année 2007.

Une esquisse d'analyse en réunion des Animateurs

La question de ma démission a été abordée, à la demande exprès d'une animatrice, lors de la dernière reunion des Animateurs du 5 février. Il me semble que cette réunion d'animateurs aurait pu se poser la bonne question qui importe en réalité : POURQUOI ce geste ? Que signifie t-il ? Que cherche à exprimer Luc DUSSART ? Le déni de réalité qui affecte certains de nos responsables se décode dans l'omission à mettre ce point à l'ordre du jour. Déni caractéristique d'une attitude esquivant les problèmes qui fâchent plutôt que d'en tirer d'utiles remises en question sources de progrès.

J'ai eu connaissance du rapport de la réunion, conforme au résumé communiqué par quelques animateurs présents que je remercie au passage.
Mes initiatives et l'apport de celles-ci au RIF ont été rappelées: je ne suis accusé de rien, et encore moins d'un comportement fautif comme certains ont pu le craindre.
On me reproche de l'impatience, de vouloir aller trop vite. Je répondrais que c'est le RIF qui va trop lentement, voire favorise l'inaction : c'est une question de point de vue...

Des explications détaillées qui donnent du sens à ma protestation

Comment peut-on expliquer qu'un animateur laisse tomber ses initiatives - et d'autres en préparation - du jour au lendemain ? Il doit y avoir de sérieuses raisons, que l'on aura tenté de glisser entre le tapis et la moquette. Nous vous proposerons un exposé des faits permettant de comprendre la nature des résolutions proposées et la tactique - frontale - de réforme adoptée :
C'est un vrai feuilleton que je vous propose d'ici la prochaine assemblée générale. Pour le coup, cela vaut la peine de vous abonner à 1r9 !

mercredi 13 février 2008

Démissionner sans abdiquer

Le développement de la marche nordique* a mis en évidence des dysfonctionnements du RIF qu'il convient de corriger. C'est le sens à donner à ma démission qui est tout sauf un abandon de poste : je propose de tirer concrètement les enseignements de l'opération.

Une réussite pour le RIF

La marche nordique est quasi unanimement considérée comme une réussite. Son lancement est l'oeuvre d'une équipe d'animateurs motivés et de l'amicale complicité de notre président Serge Maindron. Cent soixante quinze personnes ont été initiées à la Marche Nordique en partenariat avec le FFNW et ce chiffre croit régulièrement d'environ une vingtaine par mois, dont une proportion de nouveaux adhérents venus au RIF spécialement pour cette nouvelle façon de marcher.

Tout semble aller dans le meilleur des mondes... Annick et Michel Cozic, membres de la Commission Animateurs et élus administrateurs en avril 2007 ont accepté la responsabilité de l'activité sous l'égide de la Commission Animateurs. Les éloges fusent : la marche nordique pourrait être l'activité permettant de renouer avec cette période pas si ancienne où le RIF équilibrait ses dépenses avec les adhésions.

Surmonter les nombreux obstacles

Ce projet a néanmoins rencontré de nombreux obstacles :
  • L'obstacle de la tradition,
  • l'obstacle des habitudes,
  • l'obstacle du conservatisme génétique d'un Conseil d'Administration exigeant de tout régenter surtout.
Ces obstacles furent pour une bonne part contournés et la marche nordique semble maintenant ancrée dans les prestations normalement offertes par le club. On peut penser que la greffe sera réussie.

Bien que membre particulièrement actif dans l'équipe, j'ai décidé le 16 décembre dernier de rendre mon tablier. Tablier d'animateur de randonnées, tablier d'animateur de sorties de marche nordique et aussi d'éditeur du site internet Randonneurs Nordic Walking qui aura fonctionné durant un an.

Démissionner sans abdiquer

Il m'est apparu que le fonctionnement du RIF était trop conservateur pour permettre le développement de prestations et l'ouverture de l'association vers l'extérieur. Je compare le RIF à l'Albanie du stalinien Enver Hoxja, fermée sur elle-même, vivant en quasi autarcie à l'écart des échanges, défendant farouchement une indépendance fragile avec des paramètres économiques de fonctionnement imposant de sévères restrictions.

Le RIF, premier club de marche d'Ile de France, mérite mieux qu'un retranchement frileux sur des positions intenables à long terme. Il doit être possible de retrouver l'enthousiasme de nos fondateurs il y a quelques décennies et de redonner de la couleur à notre programme.

Diagnostic : blocage du fonctionnement par le Conseil d'Administration

Le fonctionnement interne - s'il s'agissait d'un grand groupe on utiliserait le terme de 'gouvernance' - a montré ses limites. Les RIF est mal gouverné : les résultats qui seront annoncés lors de la prochaine Assemblée Générale ne sont pas bons.

Pourquoi le RIF est-il mal gouverné ? Parce que les dirigeants - administrateurs, bureau, responsables de commissions permanentes - ne sont pas compétents ? C'est forcément un peu vrai : ce sont comme vous et moi des bénévoles et la gestion n'est pas forcément dans leur domaine d'expertise. Certains ne sont pas à leur place et ceci pourra faire l'objet de quelques remarques.

J'ai pensé toutefois que changer les têtes n'aurait pas d'utilité si le système dans lequel elles agissent reste inchangé. Pour que les initiatives comme la Marche nordique puissent se multiplier, je propose surtout de réformer le réglement intérieur.

* La génèse de cette activité est racontée ici par Karla.

mardi 12 février 2008

Une censure illégitime

Ce site est né en réaction à la censure d'un commentaire d'un billet intitulé "La Der de Luc" sur le site Marche Nordique au RIF au motif que :
"La place publique n'est pas le lieu pour un débat interne au RIF."
A défaut de place publique ou de sous-bois, qui ne sont pas précisément les meilleurs endroits pour débattre des nécessaires évolutions du RIF, nous proposons un espace d'échange en vue de l'Assemblée Générale du RIF du 23 avril prochain.

Voici le texte de ce commentaire supprimé - sans préavis - le 28 janvier dernier :

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Ici Luc,

Merci de ces témoignages d'amitié.
Ai-je de solides raisons d'avoir démissionné ? Ceux qui me connaissent doivent s'en douter ! Il ne s'agit pas d'un caprice mais de la conclusion logique d'une analyse des problèmes rencontrés lors du lancement de la marche nordique au RIF en 2007. Ces problèmes sont chroniques et liés au code génétique du club.

Une démission douloureuse

Ce n’est pas de gaité de cœur que j’ai pris ma décision. D’aucuns pourraient accepter de reconnaître que j’ai été l’un des animateurs les plus actifs en 2007 : le lancement de la marche nordique, réussi avec 175 personnes formées à ce jour, le lancement d’un groupe d’utilisateurs du GPS ayant attiré 80 adhérents pour des informations, la relance des sorties en anglais et en allemand, sans compter des sorties classiques à diverses allures de jour ou de nuit...

Ceci est le produit d’un réel investissement dans le club. Rien que pour la marche nordique je recense plus de mille (1000) messages dans ma messagerie électronique en 2007. J’ai publié 80% de la centaine de billets sur Randonneurs Nordic Walking (RNW) : etc. C'est un crève-coeur que de laisser tomber tout ça !

Un soutien pour la forme

Je juge que le soutien apporté par le RIF, notamment dans la communication externe, a été inefficace. L’existence de RNW n’a pas été officialisée dans le programme, qui est toujours considéré comme la communication de référence (et le web un gadget optionnel). Il a fallu cinq mois pour accoucher d’un communiqué de presse rédigé en juillet dernier avec pour maigre résultat la participation de 9 personnes à la réunion d’information du 12 janvier. Neuf personnes externes au RIF : la communication externe a été transmutée en communication interne, ce qui ne nous permettra pas de susciter un volant d’adhésions dont le RIF a besoin pour équilibrer des comptes en déficit. Une telle attitude - que j’assimile à du sabotage si ce n'est de l'incompétence - n’est pas acceptable de la part de des dirigeants concernés.

Une résolution de défiance

Depuis quatre mois on a refusé de prendre au sérieux mes demandes : cela sera fait officiellement - avec étalage de linge sale je le regrette - lors de la prochaine l’Assemblée Générale. On aurait mieux fait de ne pas me censurer de façon répétée durant des mois.

J’ai donc décidé de clarifier les choses, de briser les blocages institutionnels d’une structure bureaucratique à reflèxes lents, d’un collectif d’administrateurs qui outrepassent leurs droits sans assumer de responsabilité, d’une machine à broyer les initiatives les mieux organisées et gérées comme on pourrait en reconnaître la qualité au lancement de l'activité.

Permettez-moi de compter sur votre participation pour défendre VOS intérêts, quand bien même ils ne se superposeraient plus avec ceux d’administrateurs à qui une équipe déterminée a su IMPOSER la marche nordique.

Le fonctionnement du conseil d’administration du RIF se révélant selon mon analyse le principal obstacle, j’ai décidé de l'interpeler à la prochaine assemblée générale annuelle qui est convoquée pour le 23 avril prochain en soirée.

J’y défendrai ma demande de révocation du conseil : de toute façon il y aura vote. La rédaction de résolutions qui seront mises au vote est en cours et je la soumettrai à quiconque voudra bien me soutenir. Pour la bonne forme il y faudra cent signatures de soutien.

J’estime légitime, au vu de mes actions passées, de critiquer une organisation, des statuts et un fonctionnement loin de l’optimum. Consideriez-vous avantageux pour le RIF que la marche nordique n’ait pas vu le jour ? Considérez-vous comme avantageux pour le RIF que l’un de ses initiateurs et principal moteur soit radié du RIF pour avoir pris des initiatives unanimement reconnues aujourd’hui ? Car on m’en a bien fait sentir la menace : ceux qui bousculent le petit train-train de l'association peuvent en être exclus. Il en résulte une absence dramatique de projets de développement.

Ce sont les adhérents qui décident et non le Conseil d’Administration

Le Conseil d’Administration a pour tâche de déléguer la gestion du RIF à des dirigeants - qui doivent savoir déléguer à leur tour - et non à être le pilote opérationnel des initiatives qui doivent (et auraient dû) être prises pour remettre le RIF à flot en terme d’adhésions comme le permet la marche nordique.

Ce sont les adhérents qui décident et le conseil élu a la charge de les représenter : exprimons-nous.

Rendez-vous à l’assemblée générale le 23 avril prochain !

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