mercredi 13 février 2008

Démissionner sans abdiquer

Le développement de la marche nordique* a mis en évidence des dysfonctionnements du RIF qu'il convient de corriger. C'est le sens à donner à ma démission qui est tout sauf un abandon de poste : je propose de tirer concrètement les enseignements de l'opération.

Une réussite pour le RIF

La marche nordique est quasi unanimement considérée comme une réussite. Son lancement est l'oeuvre d'une équipe d'animateurs motivés et de l'amicale complicité de notre président Serge Maindron. Cent soixante quinze personnes ont été initiées à la Marche Nordique en partenariat avec le FFNW et ce chiffre croit régulièrement d'environ une vingtaine par mois, dont une proportion de nouveaux adhérents venus au RIF spécialement pour cette nouvelle façon de marcher.

Tout semble aller dans le meilleur des mondes... Annick et Michel Cozic, membres de la Commission Animateurs et élus administrateurs en avril 2007 ont accepté la responsabilité de l'activité sous l'égide de la Commission Animateurs. Les éloges fusent : la marche nordique pourrait être l'activité permettant de renouer avec cette période pas si ancienne où le RIF équilibrait ses dépenses avec les adhésions.

Surmonter les nombreux obstacles

Ce projet a néanmoins rencontré de nombreux obstacles :
  • L'obstacle de la tradition,
  • l'obstacle des habitudes,
  • l'obstacle du conservatisme génétique d'un Conseil d'Administration exigeant de tout régenter surtout.
Ces obstacles furent pour une bonne part contournés et la marche nordique semble maintenant ancrée dans les prestations normalement offertes par le club. On peut penser que la greffe sera réussie.

Bien que membre particulièrement actif dans l'équipe, j'ai décidé le 16 décembre dernier de rendre mon tablier. Tablier d'animateur de randonnées, tablier d'animateur de sorties de marche nordique et aussi d'éditeur du site internet Randonneurs Nordic Walking qui aura fonctionné durant un an.

Démissionner sans abdiquer

Il m'est apparu que le fonctionnement du RIF était trop conservateur pour permettre le développement de prestations et l'ouverture de l'association vers l'extérieur. Je compare le RIF à l'Albanie du stalinien Enver Hoxja, fermée sur elle-même, vivant en quasi autarcie à l'écart des échanges, défendant farouchement une indépendance fragile avec des paramètres économiques de fonctionnement imposant de sévères restrictions.

Le RIF, premier club de marche d'Ile de France, mérite mieux qu'un retranchement frileux sur des positions intenables à long terme. Il doit être possible de retrouver l'enthousiasme de nos fondateurs il y a quelques décennies et de redonner de la couleur à notre programme.

Diagnostic : blocage du fonctionnement par le Conseil d'Administration

Le fonctionnement interne - s'il s'agissait d'un grand groupe on utiliserait le terme de 'gouvernance' - a montré ses limites. Les RIF est mal gouverné : les résultats qui seront annoncés lors de la prochaine Assemblée Générale ne sont pas bons.

Pourquoi le RIF est-il mal gouverné ? Parce que les dirigeants - administrateurs, bureau, responsables de commissions permanentes - ne sont pas compétents ? C'est forcément un peu vrai : ce sont comme vous et moi des bénévoles et la gestion n'est pas forcément dans leur domaine d'expertise. Certains ne sont pas à leur place et ceci pourra faire l'objet de quelques remarques.

J'ai pensé toutefois que changer les têtes n'aurait pas d'utilité si le système dans lequel elles agissent reste inchangé. Pour que les initiatives comme la Marche nordique puissent se multiplier, je propose surtout de réformer le réglement intérieur.

* La génèse de cette activité est racontée ici par Karla.