Affichage des articles dont le libellé est résolution 3. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est résolution 3. Afficher tous les articles

mercredi 23 avril 2008

Exposé à l'Assemblée Générale du 23 avril 2008

Bonsoir,

Je vous remercie de bien vouloir m'accorder sept minutes et demi de votre attention. Permettez-moi de me présenter très rapidement : je randonne avec le RIF depuis 2004 suite à mon retour en région parisienne et ai commencé à animer en 2005.

Vous m'avez accompagné pendant 16 sorties en 2006 et autant en 2007, essentiellement le dimanche, en matinée, en journée, en soirée, de nuit aussi traversant Paris ou la forêt de Fontainebleau, sans jamais être perdu en route ;-)
Est-ce que ceux qui m'ont rencontré au moins une fois peuvent lever la main ? Merci...
  • Nicole Lacaze et moi avons lancé GyPSy, un groupe d'utilisateurs de GPS en randonnée, groupe qui va bientôt annoncer un nouveau programme de formations et qui a déjà réuni quelques 100 personnes lors de réunions d'information au RIF animées par l'excellent Olivier Mayer ;
  • Avec Ed Troupe j'ai relancé deux sorties Anglophone par an où l'on parle exclusivement en anglais ; j'ai aussi relancé celles en allemand ; le RIF est international et tout ça est très sympathique ;
  • enfin Karla Déjean, Henri Teyssere, les Cozic et moi avons introduit la Marche Nordique.
Vous pouvez d'ailleurs noter que depuis un an chaque Diverticule cite une de ces initiatives auxquelles j'ai activement participé. Et depuis l'anniversaire des 30 ans du RIF en 2006 il y a eu peu d'autres réalisations significatives.

Car le RIF rejette a priori ce qui ne rentre pas dans des procédures existantes ; pour innover il faut déployer une énergie considérable et beaucoup ont laissé tomber. Accordez-moi qu'il serait bien que les bénévoles et les animateurs soient entendus et soutenus quand ils proposent des initiatives pour le rayonnement ou le développement du RIF !

Nous pouvons ce soir agir ensemble sur un point précis : lever quelques blocages pour retrouver un RIF entreprenant, dynamique, convivial, et proposant une plus grande variété de sorties afin qu'il reste la référence en Ile de France et restaure son équilibre économique.

Je m'en explique depuis mi-février sur un site internet appelé 1R9 créé pour l'occasion : je me doute que parmi vous beaucoup n'en ont pas entendu parler... Il faut dire que nos dirigeants n'en ont pas particulièrement fait la promotion, il est assez sévère pour eux...

Vision

Il n'y a pas de fatalité à la baisse du nombre d'adhésions, à la baisse du nombre des sorties, à la baisse du nombre d'animateurs. Il est temps de faire souffler un air neuf au RIF. Il dépend aussi de vous que le RIF propose plus de sorties variées et retrouve son attractivité.

Prescrire et proscrire

C'est pour ça que je vous invite à deux actions complémentaires : prescrire et proscrire.
  1. Prescrire en approuvant trois résolutions d'orientation que les futurs conseils d'administration auront à mettre en musique ; le RIF est passablement malade et c'est le traitement que je vous recommande en première intention ;
  2. et puis aussi proscrire certains agissements au coeur des problèmes que j'ai constatés car si l'on veut démotiver les animateurs il n'y a qu'à laisser faire impunément. Je fais confiance au futur conseil d'administration pour en instruire le procès s'il le juge nécessaire...

Détail des résolutions

Pour les personnes motivées et avec des bonnes lunettes, les trois résolutions sont lisibles sur ce feuillet que vous avez reçu : elles sont conformes aux recommandations de l'audit dont Serge Maindron vous a parlé ici il y a un an et sont complémentaires.

J'espère que vous aurez des remarques et des questions, que je vous propose de noter et pour gagner du temps, d'y répondre dans trois minutes avant de passer au vote. Ca vous va ?
  1. Le premier constat que vous pourriez m'accorder c'est que les initiatives et les sorties originales, comme RIF International, permettent de diversifier nos randos et d'enrichir notre offre. Mais les procédures de fonctionnement de l'association très formalisées, pour ne pas dire bureaucratiques, rendent les initiatives très difficiles, trop difficiles. Par exemple ce peut être la cause de la baisse significative du nombre de week-ends. Accroitre la diversité des sorties du RIF est la raison d'être de la Résolution n°1 demandant au conseil de charger un vice-président de la Qualité et du Développement

  2. La deuxième évidence, c'est qu'
    être connu facilite le recrutement de nouveaux membres. Les annonces en direction du public non-adhérent lors du lancement de la marche nordique ont permis de pointer l'absence formelle de la communication externe dans la définition des missions de la commission Communication. Il convient de renforcer la promotion du RIF et je vous demande donc d'approuver la
    Résolution n°2 : Développer la communication externe
  3. Enfin j'ai diagnostiqué un virus de la sclérose du RIF, qu'il faut traiter : c'est que notre Règlement Intérieur accorde au conseil d'administration un pouvoir opérationnel de décision. En pratique le conseil s'autorise à retirer le pouvoir des mains des responsables qu'il est chargé de nommer, tout lui remonteet sous le voile de l'anonyme et du confidentiel plus personne ne prend de décision. Actuellement ça ne donne pas de bons résultats ; cela handicape les contributions que vous pourriez faire et décourage les porteurs de projets comme moi. D'où la Résolution 3 intitulée : Mettre le règlement intérieur en conformité avec les statuts.
Compte tenu que cette résolution met en cause des décisions du conseil, je demande à notre Président que son vote soit exprimé à bulletin secret.

Avantages

Quels seront les conséquence de ces nouvelles orientations ? Vous pouvez en voir quatre :
  1. Premièrement elles redonnent la prépondérance à notre assemblée souveraine en limitant les pouvoirs du Conseil, qui n'est pas assez transparent ni démocratique, on l'a entendu ;
  2. Deuxièmement elles recentrent le conseil d'administration sur son rôle essentiel : l'avenir et la pérennité de notre belle association et non les achats de gommes ou de crayons ou la couleur de la couverture du programme ;
  3. Troisièmement elles vont amener un mode de management plus transparent, plus légitime, plus responsable, plus souple et plus motivant pour nos futurs responsables ;
  4. et enfin je suis convaincu que ces modifications vont faciliter nos initiatives à TOUS, tout en permettant un meilleur contrôle de leur pertinence.

Discussion et mise au vote

Je vous invite à voter ces trois résolutions. Elles permettront aux dirigeants dont nous allons élire le tiers dans un instant de relancer un RIF ouvert, entreprenant, dynamique, riche de diversités, et je l'espère surtout sympathique.

Merci de votre attention. J'aurai plaisir à répondre à vos questions...

Luc DUSSART - 23 avril 2008

= O =

mardi 22 avril 2008

Les trois résolutions en diaporama

Pour un air neuf au RIF dès 2008 !

jeudi 17 avril 2008

Prescrire et proscrire

C'est suite à une analyse des écueils rencontrés durant le projet Marche nordique que nous avons imaginé les modifications à proposer aux adhérents du RIF pour relancer le RIF :
  1. Prescrire trois résolutions d'orientation pour qu'elles s'imposent sans délai à notre futur Conseil d'Administration (CA). Le RIF est malade et c'est notre prescription en première intention et,
  2. Proscrire certains agissements au coeur des problèmes rencontrés : nous faisons confiance au futur CA pour en instruire éventuellement le procès.
Karla Déjean a raconté la genèse du Nordic Walking au RIF et les débuts du projet. De septembre 2006 à avril 2007, nous n'avons pas rencontré de blocage. Le président a tout de suite adhéré à nos propositions. L'équipe d'animateurs a été inscrite aux frais de l'association au stage les habilitant à encadrer les futures sorties.

C'est avec l'arrivée du nouveau Bureau suite à la dernière assemblée générale d'avril 2007 que les choses ont commencé à se gâter. Cette nouvelle équipe de direction a pris l'option de ne pas informer le Conseil d'Administration du projet. Lors de la première réunion du CA préparée par le nouveau Bureau, le 13 juin 2007, il est demandé à Annick et Michel Cozic de ne pas aborder la question. Il leur sera reproché de l'avoir fait malgré tout.

L'équipe Marche Nordique d'alors fait l'hypothèse que pour que le projet puisse voir le jour, il convient de mettre le CA devant le fait accompli. Ce qui fut préparé minutieusement durant l'été 2007.
La validation de la marche nordique est approuvée au CA du 12 septembre alors que le samedi précédent 56 personnes avaient déjà bénéficié d'une initiation organisée avec la fédération de Nordic Walking... Bingo !
Il peut légitimement nous être fait le procès de ne pas avoir respecté les bonnes formes ; mais ni l'intérêt ni la pertinence de la marche nordique au RIF n'ont jamais été sérieusement remis en question par quiconque : cette activité entre parfaitement dans le cadre de nos statuts. Il ne peut cependant être reproché à l'équipe d'avoir caché son action au RIF : le président et le vice-président ont été en permanence tenus au courant et ont validé (au moins implicitement) nos choix.

Cette tactique eut cependant un inconvénient majeur : le barrage du Conseil d'Administration, médusé et mécontent d'avoir été mis devant le fait accompli. Ainsi le projet de communiqué de presse remis dès le 13 juillet ne pouvait être envoyé avant information du Conseil, cela se comprend : il prit 5 mois de retard et la deuxième réunion de promotion début 2008 fut un "four". C'est pourquoi nous avons affirmé que ce communiqué fut purement et simplement saboté.

Nous ne saurons jamais si la démarche dans le dos du CA était la seule viable. Nous l'avons pensé à l'époque et nous avons réussi notre coup. Vous pouvez quand même en tirer une leçon : s'il faut maintenir confidentielles les initiatives pour qu'elles puissent aboutir dans une association, alors il y a quelque dysfonctionnement à corriger.

Nos propositions de prescrire et de proscrire visent à éviter cela à l'avenir. En déciderez-vous ainsi ?

vendredi 28 mars 2008

Le RIF demain

"Un parler ouvert ouvre un autre parler et le tire hors,
comme fait le vin et l'amour"
Montaigne, Essais

Les animateurs du RIF proposent selon leur inspiration et leur disponibilité des sorties de randonnée, auxquelles ils invitent les adhérents. La finalité est de partager les plaisirs de la marche. Se dépenser au grand air est l'occasion de moments de convivialité naturelle, de bonnes relations, en laissant les soucis à la maison.

L'aminateur met de l'âme, ce qui ne se réduit pas à conduire le groupe. Il fait partager son enthousiasme pour son loisir préféré. Comme une centaine de personnes animent, le RIF propose des sorties pour quasiment tous les goûts. C'est la différence qui crée une différence d'avec les autres groupes de marcheurs réunis en association.

Mais avec cent animateurs, autant ou presque de bénévoles en support, le RIF est devenu une petite PME. Une PME sans but lucratif, seulement guidée par les objectifs des uns et des autres. Coordonner tout ça, le rendre cohérent et sûr, n'est pas une mince affaire. Nous avons donc besoin de gestionnaires dévoués, en qui l'on peut avoir confiance et qui sachent faire confiance aussi. Certains ont accepté la charge d'Administrateur et ont sollicité pour ça notre mandat lors d'une élection en assemblée générale. C'est une responsabilité pouvant susciter l'admiration.

Nous devons avoir confiance dans nos responsables comme dans l'animateur pour conduire son groupe. Des règles de fonctionnement précises nous rassurent sur les éventuelles dérives. Ces règles sont nécessaires pour organiser dans la durée les compétences des nombreux bénévoles.

Mais l'évolution des pratiques et de la demande de loisirs a conduit à une baisse de nos adhésions. C'est peut-être aussi le résultat de quelques mauvaises décisions. Les équilibres économiques du RIF sont rompus. Sans attendre il a été décidé de réduire notre - confortable - train de vie. D'autres sources d'économie sont activement recherchées pour que le RIF reste un club populaire accessible à des personnes à revenus modestes.

Pour ma part, j'ai décidé d'agir en vue du développement : nouvelles formes de randonnée, évènements, vie associative, etc. Une alternative aux économies est de diversifier notre offre de services, de l'adapter aux nouvelles attentes, qui sont différentes de celles de nos ainés. Je souhaite aussi faire cesser l'augmentation régulière et implacable de la moyenne d'âge en facilitant le recrutement et la fidélité de jeunes marcheurs, de marcheurs actifs par opposition à la majorité de nos adhérents actuels qui sont retraités. Pour ma part, cela fait cinquante ans que je marche de façon régulière : il y a une demande des jeunes, notamment de jeunes femmes. A nous de nous adapter ! A nous d'encourager les initiatives, les actions innovantes, à nous de savoir sortir du train-train des années glorieuses.

Ceci va nécessiter une refonte profonde de nos modes de fonctionnement, de notre culture. Cela présente des risques qu'il va falloir apprécier ... et prendre ! Le pire des risques est celui de ne pas en prendre. Le RIF ne sait plus prendre des décisions. Il faut nous mettre en mouvement, généraliser les appels à projets, redonner du sens au bénévolat qui est plus que jamais présent dans notre culture, y compris chez les plus jeunes. Redevenons généreux, ne comptons pas nos efforts et globalement nous en serons payé en retour.

Le RIF est une bien belle maison, on peut y loger beaucoup de monde dans beaucoup de pièces. Le temps est venu de réaménager des parties de l'édifice et d'abattre quelques vieilles pierres. J'ai appris aux Excursionnistes Marseillais, qui ont fêté leur 110 ans l'année passée, que différentes activités peuvent non seulement cohabiter mais aussi s'enrichir mutuellement.
  • Nous avons ouvert la voie avec la Marche Nordique, dont le RIF, avec 280 personnes formées par la Fédération de Nordic Walking, est déjà le plus important club en région parisienne. Tout le monde s'en félicite.
  • Nous avons lancé le groupe GyPSy, qui a réuni une centaine d'adhérents lors de réunions d'information sur le GPS pour la randonnée, devenues régulières en attendant d'autres propositions innovantes qu'il annoncera dans le prochain programme.
  • Nous avons relancé RIF International, qui connait un succès dans la durée;
  • Etc.
Soyons ouvert aux nouvelles idées et agrandissons les ouvertures...
En assemblée générale nous vous demandons de voter pour nos trois résolutions afin de :

Faire passer un air neuf au RIF en 2008.

dimanche 23 mars 2008

Le réglement intérieur est un contrat

Un bénéfice à retirer de l’adoption d’un règlement intérieur concerne les clubs qui “rendent des services” à des personnes, ce qui est le cas de notre association proposant des activités de tourisme pédestre : en cas de litige soumis aux tribunaux, les juges considèrent qu’il existe un contrat tacite entre l’association et celui qui participe à ses activités, qu’il soit adhérent ou pas. S’applique donc le régime de responsabilité contractuelle. Les obligations de l’association sont alors renforcées, notamment si elle propose des activités engendrant des risques.

En revanche, dans le cadre de la responsabilité contractuelle, les clauses de limitation de responsabilité sont admises. Il est donc possible pour le prestataire de limiter ou d’encadrer sa responsabilité, en précisant par exemple que le participant doit appliquer des règles de sécurité ou se conformer aux instructions des animateurs.

De telles clauses peuvent être insérées dans le règlement intérieur, qui tiendra alors lieu de contrat. Le RIF précise ce règlement dans la 'Charte du Randonneur', qui doit donc être aussi considérée aussi comme un contrat. Pour être tout à fait transparent, le bulletin d’adhésion à l’association sera accompagné d’un extrait des règles reprenant les différentes clauses de limitation, dont l’association conservera un exemplaire signé par le participant.

En cas de problème, l’association aura la possibilité de prouver que le participant n’a pas respecté les termes du “contrat” et de se décharger ainsi de sa responsabilité.

Dans ces conditions l'adoption du règlement intérieur et la Charte du Randonneur relèvent d'une décision souveraine de l'assemblée des adhérents, seule compétente à établir le contrat entre les associés.

Dans la résolution n° 3 ceci est précisé pour le règlement intérieur ; il pourrait être proposé d'en étendre le principe à la Charte et de modifier le bordereau d'adhésion. Celui en vigueur à ce jour (23/03/08) ne précise pas l'obligation de présentation d'un certificat médical de non contre-indication : ceci devrait être amendé aussi.

mardi 18 mars 2008

La voie médiane

Le quotidien Le Figaro publie lundi 17 mars une interview du nouveau président de l'UIMM, la fédération patronale ayant dérapé sur un tapis de billets de banque : Saint-Geours : «L'UIMM était une maison sans contrôle». Extraits choisis :

Depuis votre arrivée à la tête de l'UIMM, le 20 décembre, qu'est-ce qui vous a le plus surpris?

L'absence d'organisation et de méthode, le fait qu'il n'y ait pas de contrôle, ni de processus de décision bien établi dans cette maison.

Et sur les processus de décision?

Le maître mot, c'est la transparence et le contrôle interne. La réforme des statuts dont nous allons arrêter demain les orientations déterminera comment fonctionnent les diverses instances. Il est acquis que l'on ne pourra plus être président et délégué général, que les pouvoirs du conseil vont être renforcés par rapport à ceux du bureau.

Comparé au RIF, on est à l'extrême opposé : les administrateurs contrôlent tout; à l'UIMM, le directeur travaillait dans l'opacité la plus totale (et les juges sont encore bien en peine de savoir ce qui s'y passait). Qu'en tirer comme enseignement ?

Nous en tirons le principe qu'entre les responsables chargés de la gestion et le Conseil d'Administration chargé du contrôle il convient qu'existe un certain équilibre, une dynamique ouverte laissant à chacun jouer pleinement son rôle.

Si nos dirigeants actuels ont pu commettre des erreurs, ce n'est pas à cause d'un laxisme du CA, au contraire. C'est pour échapper à son contrôle tâtillon que diverses initiatives ont été prises : celle de notre président de soutenir la marche nordique par exemple. Je ne connais pas l'ensemble des faits qui pourraient être reprochés à nos membres du Bureau, mais il n'est pas sain de toute façon - et même pour une cause légitime - que l'opacité soit devenue la règle. C'est la porte ouverte à toutes sortes de dérives qu'il convient de prévenir.

La transparence de nos institutions, la démocratie au RIF, impliquent de restaurer certains fondementaux, comme cela est en cours à l'UIMM après les dérives scandaleuses que l'on sait.

Il convient de laisser plus d'initiative au Bureau (et aux salariés de l'association dont les responsabilités sont réduites à une peau de chagrin) ET en même temps d'améliorer les fonctions d'évaluation du Conseil. Nous demandons que ceci soit établi dans la prochaine version du réglement intérieur avant la fin de l'année, puis approuvé démocratiquement par l'assemblée générale souveraine suivante.

C'est le but de la résolution 3. Et vous, qu'en pensez-vous ?

samedi 8 mars 2008

Évolution de l’organisation - 4 : Synthèse

Trois cultures d'organisation

  • Dans [1], le système de type féodal permet aux caciques de déployer leur originalité individuelle ; la culture n’est pas absente – mais elle renoue avec des formes archaïques.
  • Dans [2], avec l’organisation de compétences spécialisées, c’est le règne de la règle explicite. On est dans le monde bureaucratique, avec son efficacité dans un cadre fixe.
  • Dans [3], la culture de la liberté est exigeante, même si des personnes à l’esprit un peu rigide lui trouvent les apparences du laisser-aller.
D'après : Michel Volle

Le RIF aujourd'hui

Le fonctionnement de notre Conseil d'Administration est proche du système des caciques [1]. Avant de disposer de pouvoirs légitimes, un nouvel administrateur doit montrer patte blanche et s'insérer dans un groupe tissé par des relations (affectives) personnelles.

Ceci coexiste avec un système bureaucratique [2] très élaboré. Vous connaissez la Charte du Randonneur : il existe aussi une Charte de l'Animateur. Le processus de formation d'un animateur est extrêmement précis, cela tient notamment aux contraintes de sécurité que le Président, civilement voire pénalement responsable, doit imposer. Tout est codifié, ce qui permet de répartir les tâches d'exécution sur de nombreux bénévoles occasionnels. Cette bureaucratie permet la routine et la reproduction du passé.

Ce qui manque par contre, et apparemment totalement dans notre organisation, ce sont trois choses :
  1. le champ d'autonomie des responsables du Bureau et des Commissions ; ceux-ci ne disposent pas de ressources allouées ni de budget dont ils pourraient décider de la répartition ; ce ne sont actuellement que de simples exécutants, les décisions remontant au CA ;
  2. la définition d'objectifs, qui est une condition de la délégation ;
  3. les procédures d'évaluation permettant au Conseil d'Administration de s'assurer que les responsables qu'il a nommés assurent leur fonction avec efficacité et réalisent les objectifs qu'ils ont acceptés.

La bureaucratie limite les marges d'initiative et de manoeuvre des responsables : en pratique les initiatives sont quasiment inenvisageables. L'offre est volumineuse sans être de nature très variée.

Le RIF ne dispose d'aucune culture des projets [3] : comme ceux-ci menacent les pouvoirs du CA, ils sont systématiquement éradiqués quand bien même l'avenir de l'association puisse en dépendre.
En guise de palliatif il a été inventé la notion de Groupe de Réflexion et de Proposition (GRP) et la possibilité de groupes de travail temporaires, sous le contrôle direct du CA. Résultat : beaucoup de bla-bla et peu d'innovation. Le passage au concret ne se fait pas (comme ça).

Le RIF demain

  • Résolution R1
La résolution R1 vise à permettre le développement d'initiatives et de prestations variées en chargeant une personne nommément désignée dotée d'une délégation suffisamment étendue et de la confiance du CA pour pouvoir agir très librement dans un cadre prédéfini.

Ce vice-président en charge de la Qualité et du Développement se doit d'être le support, la ressource sur laquelle les bénévoles et les animateurs porteurs de projets s'appuient. Il ne lui revient pas de prendre des initiatives mais de permettre leur émergence et leur réalisation. Ce vice-président aura à combattre en permanence la bureaucratie et les procédures internes, qui sont adaptées à des activités répétitives dans la durée mais ne tolèrent pas la nouveauté. Sa mission est de préparer l'avenir avec une organisation par projets.
  • Résolution R3
La résolution R3 oblige le Conseil d'Administration à se défaire de la gestion au quotidien au profit du Bureau et des Responsables en leur accordant la plus large délégation possible selon le principe de subsidiarité : les décisions sont prises au plus près de leur champ d'action.
Cette délégation n'est possible qu'à la condition de préciser les modes d'évaluation a posteriori, afin de permettre le contrôle.

Il reviendra au CA de diriger au sens de :
  • réfléchir aux sujets clés et donner les directions, sans se mêler des actions au quotidien ;
  • anticiper, prévoir le futur de l'association conformément aux souhaits des adhérents.
Les résolutions sont accessibles en ligne.
Ces deux dispositions combinées conditionnent la renaissance d'un RIF entreprenant, dynamique, convivial, ouvert sur la société et financièrement équilibré.

lundi 3 mars 2008

Dépôt des résolutions : c'est fait !

Les résolutions pour l'assemblée générale et le dossier des signatures de soutien ont été transmis au RIF ce matin.

Merci à toutes et tous pour votre accueil et rendez-vous dans un mois et demi pour un débat qui promet d'être animé : quand on a été animateur, on ne change pas comme ça !

vendredi 22 février 2008

La clé du renouveau


J'entends d'éminents membres du RIF clamer que
"Le CA dirige et le Bureau exécute".
Cela semble un dogme intouchable comme l'infaillibilité du Pape. Tel qu'il est interprété, ce dogme menace la pérennité du RIF à terme : il convient donc de le mettre en question.

Ceux qui persistent à penser que les projets nouveaux peuvent se piloter avec une réunion tous les deux mois ne doivent pas avoir conduit beaucoup de projets dans leur vie ! Si les mille et une décisions concernant le lancement de la marche nordique avaient dû attendre l'approbation d'un Conseil bien loin du projet, l'activité n'aurait jamais vu le jour. L'activité n'aurait jamais vu le jour, et je suis bien placé pour l'affirmer. Peut-être le mieux placé : merci de votre compréhension !

Il n'est pas normal qu'il faille cacher au CA ce qui est entrepris et de le mettre devant le fait accompli, comme celà était conseillé pour avancer. Ce n'est pas sain !

Dès lors que le Conseil d'Administration revendique toute capacité d'initiative et de gestion pour tout ce qui n’entre pas dans des procédures pré-existantes, personne ne peut les prendre en compte, ni ne le fait comme nous le montrerons. Ce blocage est institutionnel : il convient de réviser ce fonctionnement de nos instances dirigeantes. Le CA ne peut être un organe de gestion en se réunissant - à 24 - cinq fois l'an ! Notre gouvernement se réunit toutes les semaines : voilà le rythme qui conviendrait, impossible à tenir.

Je propose alternativement que le Conseil conseille et :
  • détermine la délégation qu'il donne aux responsables à qui il accorde sa confiance pour leur permettre d'agir au quotidien et,
  • évalue la conduite des missions qui leur sont confiées au regard des décisions de l’assemblée des adhérents. Ce sont les adhérents qui décident !
Les responsables (Bureau et Commissions) choisis par le CA doivent disposer chacun d'une autonomie d'action sans avoir à être suspendus aux oukases de dirigeants méfiants et moins au courant du détail des dossiers. Le contrôle doit se faire a posteriori et non a priori, en confiance. Voilà un mode de gestion pratiqué dans les organisations qui fonctionnent, voilà ce qui sera rappelé pour la gouverne de nos chers administrateurs le 23 avril prochain via la résolution n° 3 :
  1. Délégation, confiance et subsidiarité sont des conditions nécessaires au développement des projets nouveaux dont le RIF dépend à terme;
  2. Ce sont des conditions nécessaires pour rendre les responsables responsables et motivés et non des fantoches obéissants aux lubies raccornies d'un groupe de caciques comme nous en avons eu l'amère impression à l'occasion de nos projets;
  3. Cela facilitera la candidature de dirigeants qui n'ont pas la disponibilité pour gérer au quotidien tout en s'intéressant à la bonne marche de l'association;
  4. Les projets et les initiatives pourront alors être menés par des bénévoles compétents n'étant pas dirigeants et n'aspirant pas à le devenir comme c'est notamment mon cas.
Délégation, confiance et subsidiarité : voilà ce qui manque à la vision de nos instances. Voila la clé du renouveau que je propose. Non à l'exécution ... des bonnes volontés par un Conseil d'Administration omnipotent. Les énergies sont là, à condition que l'on ne cherche pas à les mettre à sa botte !

Illustration : 60 personnes à l'initiation à la Marche Nordique à Vincennes avec la FFNW une semaine avant la décision du CA l'autorisant. Crédit photo Jean Pradeau.

samedi 16 février 2008

Qui se ressemble s'assemble

Le rapport d'audit du cabinet Mouvens mentionne une remarque qui porte à réfléchir : le RIF vieillit.

L'âge moyen des adhérents augmente au rythme de 1 an tous les trois ans. Ceci peut montrer plusieurs choses qu'il mériterait d'analyser en détail :
  • le renouvellement ne se fait pas. Probable vu la baisse du nombre d'adhérents ;
  • les jeunes ne restent pas ;
  • autre ?? (vos suggestions en commentaires svp)
Une de mes amies que j'ai fait venir au RIF et maman d'une adolescente m'avait indiqué sa surprise devant l'âge canonique de la personne en charge de l'Accueil. Quand on est actif, on sent vite que le RIF sent un peu la naphtaline...

L'âge moyen des animateurs est élevé : 55 ans environ. Puisque "Qui se ressemble s'assemble" nous risquons de nous retrouver bientôt dans un club de 3ème âge. Je n'ai rien contre les clubs de 3ème et de 4ème âge, mais ce n'est pas mon attente d'un club de marche.

En résumé, il est temps de renouveller notre effectif.
  • En acceptant des animateurs jeunes qui feront venir des jeunes, même si cette petite troupe peut à l'occasion manifester quelque turbulence.
  • En favorisant la marche telle qu'elle peut se pratiquer de façon moderne (ce qui est le cas de la marche nordique).
Cela se fera si 'les vieux' acceptent de faire la place aux jeunes dans nos instances dirigeantes et cessent de monopoliser tous les pouvoirs.

Je rejoins l'éditorial de notre président dans le dernier Diverticule : chiche ! De l'air neuf svp, comme le sous-titre de ce blog.
La résolution 3 a pour but de rouvrir la porte aux porteurs de projets.

[Edit 18/02/08] Ce billet pouvant choquer à une première lecture rapide, vous êtes invité à suivre le fil des commentaires ... et à vous y exprimer !!