
J'entends d'éminents membres du RIF clamer que
"Le CA dirige et le Bureau exécute".Cela semble un dogme intouchable comme l'infaillibilité du Pape. Tel qu'il est interprété, ce dogme menace la pérennité du RIF à terme : il convient donc de le mettre en question.
Ceux qui persistent à penser que les projets nouveaux peuvent se piloter avec une réunion tous les deux mois ne doivent pas avoir conduit beaucoup de projets dans leur vie ! Si les mille et une décisions concernant le lancement de la marche nordique avaient dû attendre l'approbation d'un Conseil bien loin du projet, l'activité n'aurait jamais vu le jour. L'activité n'aurait jamais vu le jour, et je suis bien placé pour l'affirmer. Peut-être le mieux placé : merci de votre compréhension !
Il n'est pas normal qu'il faille cacher au CA ce qui est entrepris et de le mettre devant le fait accompli, comme celà était conseillé pour avancer. Ce n'est pas sain !
Dès lors que le Conseil d'Administration revendique toute capacité d'initiative et de gestion pour tout ce qui n’entre pas dans des procédures pré-existantes, personne ne peut les prendre en compte, ni ne le fait comme nous le montrerons. Ce blocage est institutionnel : il convient de réviser ce fonctionnement de nos instances dirigeantes. Le CA ne peut être un organe de gestion en se réunissant - à 24 - cinq fois l'an ! Notre gouvernement se réunit toutes les semaines : voilà le rythme qui conviendrait, impossible à tenir.
Je propose alternativement que le Conseil conseille et :
- détermine la délégation qu'il donne aux responsables à qui il accorde sa confiance pour leur permettre d'agir au quotidien et,
- évalue la conduite des missions qui leur sont confiées au regard des décisions de l’assemblée des adhérents. Ce sont les adhérents qui décident !
- Délégation, confiance et subsidiarité sont des conditions nécessaires au développement des projets nouveaux dont le RIF dépend à terme;
- Ce sont des conditions nécessaires pour rendre les responsables responsables et motivés et non des fantoches obéissants aux lubies raccornies d'un groupe de caciques comme nous en avons eu l'amère impression à l'occasion de nos projets;
- Cela facilitera la candidature de dirigeants qui n'ont pas la disponibilité pour gérer au quotidien tout en s'intéressant à la bonne marche de l'association;
- Les projets et les initiatives pourront alors être menés par des bénévoles compétents n'étant pas dirigeants et n'aspirant pas à le devenir comme c'est notamment mon cas.
Illustration : 60 personnes à l'initiation à la Marche Nordique à Vincennes avec la FFNW une semaine avant la décision du CA l'autorisant. Crédit photo Jean Pradeau.


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