Affichage des articles dont le libellé est organisation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est organisation. Afficher tous les articles

lundi 14 avril 2008

La vie du RIF

La vie au sens biologique a fait son choix : un empirisme non planifié qui valorise la réussite spontanée.
La vie s'est développée sur terre sans plan, sans 'Groupe de Réflexion et de Proposition', ces GRP dont il est bien aléatoire de constater les implications pratiques ultérieures : masturbation le plus souvent.

Comment la vie est apparue sur terre et s'y est développée ? En 4 étapes :
  1. Génération d'agents d'une très grande variété, sur un mode aléatoire (protéines aléatoires, recombinaisons et mutations de l'ADN, espèces, etc.) ;
  2. Identification des agents qui semblent résoudre des problèmes collectifs ou améliorer leur propre condition, même partiellement (aptitude à se nourrir, à se défendre et en général à survivre) ;
  3. Fourniture d'avantages à ces agents en les dotant de ressources, en augmentant leur nombre (le plus souvent en augmentant leur descendance et en incitant les membres de leur groupe à les soutenir et les aider) ;
  4. Suppression des agents qui échouent de façon répétée (ou autodestruction favorisée) afin de pouvoir mobiliser les ressources libérées au profit des agents qui réussissent.
Appliquons ce schéma de développement au RIF maintenant. Par exemple en substituant le terme 'agents' par 'bénévoles' ou 'animateurs'.

Ainsi nous pourrions considérer le recrutement de nouveaux animateurs :
  1. Ouverture à des profils différents
  2. Mise en situation et évaluation de la capacité à animer en sécurité pour le groupe
  3. Formation et stimulation des animateurs les plus appréciés
  4. Mise à l'écart des animateurs mal notés, à l'état de santé trop fragile, etc.
Nous suivons cela en partie. C'est bien d'avoir défini le 'format' standard à appliquer pour être animateur au RIF. Cela est sécurisant. Mais on se ferme aussi la porte à des options alternatives.

Par ex. est-ce que le RIF est prêt à nommer Animateur une personne ne pratiquant que la marche nordique ? Il y a quatre candidates dans les starting-blocks : saura t-on les garder au RIF (car elles iront surement postuler ailleurs sinon). Est-il nécessaire de passer l'exigeant Brevet Fédéral FFRandonnée quand l'on anime seulement des balades de 12 km en région parisienne sur des chemins connus depuis des décennies ? Il y a de la demande, il n'y a pas d'animateur volontaire, avec nos critères sélectifs d'habilitation. Nous avons perdu de vue l'intérêt de la diversité d'origines.

Précisons maintenant avec le même fil rouge comment nous pourrions envisager les projets de développement du RIF :
  1. Ouverture à toutes sortes d'initiatives, de la Randonue (et pourquoi pas ? Statutairement c'est possible) à la marche de nuit au GPS (je fais partie des amateurs de cette seconde option) en passant par la Géocache, etc.
  2. Suivi d'expérimentations et évaluation de celles à fort intérêt potentiel
  3. Soutien par le RIF de ces initiatives, ces affaires pas courantes mettant à mal la ligne Maginot bureaucratique
  4. Apurement des projets ayant échoué
Certains prendront peur d'une telle nouveauté foisonnante. J'ai démissionné parce que le RIF s'obstine à ne pas aider les projets nouveaux :
  • neufs mois d'attente pour disposer de cartes de visite du RIF de la part du responsable de la Communication, c'est mieux que rien, mais comment voulez-vous avancer avec de tels délais ?
  • Un projet d'un durée totale de 3 mois ne peut être géré de fait par un Conseil d'Administration se réunissant avec une périodicité de 3 mois aussi ???!
Le RIF ne peut plus se permettre le luxe d'ignorer les initiatives diverses, variées, venant des bénévoles et des animateurs. Qu'il considére en priorité les motivations des uns et des autres.
L'administration du RIF doit entendre et s'adapter aux initiatives et non seulement l'inverse : votez la résolution 1.

Je suggère aussi d'appliquer - à nos administrateurs - l'étape 4 : révocation de ceux présentant un trop médiocre bilan. Il reviendra à l'assemblée souveraine d'éventuellement l'envisager.
C'est la vie ! C'est la vie du RIF qui est en jeu.

vendredi 11 avril 2008

Comment évaluer son Conseil d'administration ?

Une idée à retenir, car il semble qu'il y ait du grain à moudre au RIF...
A l'occasion du 2ème Forum National des Associations et Fondations, l'Institut Français des Administrateurs (IFA) a présenté un guide permettant d'aider les Conseils d'Administration d'associations dans leur démarche d'auto-évaluation.

Le document nous rappelle les exigences qui s'imposent aux associations :
  • La gestion rigoureuse des fonds reçus des adhérents
  • La transparence et le compte rendu
  • L’évaluation des résultats
  • La maîtrise des risques par les dirigeants
  • La professionnalisation croissante et la qualité de service
  • La concurrence éventuellement d'autres associations
  • L’éthique et la réputation
Il y est mentionné l'intérêt d’une bonne gouvernance pour :
  1. Assurer la dynamique du projet collectif : respect des valeurs, des engagements et du projet associatif ;
  2. Garantir la transparence et le compte rendu ;
  3. Favoriser la confiance et l’engagement de toutes les parties prenantes et donc le développement de l'association et du secteur en général.
Parmi les 20 bonnes pratiques recommandées nous relevons notamment la n° 7 :
Le Conseil d'Administration définit une procédure d’évaluation de son fonctionnement et présente à l’assemblée générale annuelle un rapport sur la gouvernance de l’organisation.
Télécharger le guide ici.

jeudi 3 avril 2008

Le RIF nous appartient !

Dans son dernier éditorial du Diverticule (n° 59), notre président formule le voeu que chaque adhérent s'implique dans la bonne marche de l'association, et il a bien raison ! L'association que les anciens ont créée il y a quelque trente ans et à laquelle nous nous sommes tous également 'associés' nous appartient collectivement : nous en ferons ce que nous voudrons bien.
Je suis convaincu que les énergies, les compétences et la disponibilité ne manquent pas. Si nos instances les laissent s'exprimer, si nos dirigeants peuvent percevoir les adaptations nécessaires comme des opportunités et non des menaces, alors nous serons riches, très riches, trop riches peut-être à la limite.
Des projets foisonnent et seront annoncés en 2008 : qu'il leur soit réservé le meilleur accueil, que notre organisation se mette les soutenir et non à les combattre comme j'en ai fait l'amère expérience, de façon répétée et quasi systématique, en 2007. Il convient que cessent les blocages aux initiatives proposées par les adhérents.

Il convient aussi de changer le code génétique d'instances arc-boutées sur un fonctionnement ni transparent ni démocratique. Si c'est cela qui est considéré comme une 'destruction consciente ou inconsciente' pour reprendre les mots de notre président, alors oui il faut abattre ces obstacles qui entrainent notre belle association dans une spirale dangereuse (13% de déficit en 2007 malgré des réductions sévères sur notre couverture assurancielle et sur nos moyens de communication).

Faire sauter quelques verrous est une condition nécessaire mais pas suffisante. Il faut aussi penser et agir pour contruire notre RIF de demain. J'ai démontré que c'était possible et de façon solide dans tous les projets dont j'ai été à l'initiative :
  • la marche nordique qui représente désormais une part significative des nouvelles adhésions au RIF ;
  • RIF International qui a été relancé et qui continue avec des sorties régulières au programme ;
  • les activités autour du GPS en randonnée qui se développent avec cent adhérents venus au RIF pour s'informer et un important programme de formation en préparation ;
  • la publication de trois blogs pour le RIF, celui-ci et deux autres dont je serais étonné que vous ayez eu connaissance, etc.
Il est facile de critiquer quand on ne fait rien : m'en accuser serait un faux procès. C'est précisément pour que ces projets et d'autres nouveaux puissent nous sortir de l'ornière que je propose cette réforme. En quoi le RIF a-t-il innové depuis deux ans à part ce que j'ai contribué à lancer ? Vos réponses en commentaires svp. Vous avez trouvé ?

Notre RIF vieillissant doit se reprendre. Il est notre bien commun, à tous et pas seulement à quelques personnes qui le mènent consciencieusement à sa perte, avec la meilleure bonne volonté du monde. Le navire tangue, souhaitons qu'une équipe compétente en reprenne le contrôle avant qu'il ne soit trop tard.

mardi 25 mars 2008

Procurations pour l'assemblée générale du 23 avril

L'assemblée générale ordinaire (AGØ) des adhérents se tiendra

mercredi 23 avril prochain

à la salle Marius Mangin comme à l'habitude des années passées.

Accueil à partir de 19h00 pour émarger sur les listes, le début des débats commençant à 20h00 précises.

Si vous soutenez notre démarche de réforme pour un RIF entreprenant convivial et dynamique et êtes empêché de participer aux débats ce soir là, je vous invite à remettre le pouvoir que vous recevrez avec le programme d'avril-mai 2008 à un(e) ami(e) lors d'une prochaine sortie. Avec 11 candidats pour 9 postes à pourvoir, vous pouvez rayer deux noms sur la liste des candidats au Conseil d'Administration.

Vous pouvez alternativement m'adresser votre procuration (feuille jaune pastel) directement : mon adresse est indiquée en colonne de droite. Afin que votre procuration soit correctement distribuée, veuillez laisser en blanc le mandataire : nous nous en chargerons sur place en fonction des présents.

Luc DUSSART

p.s. : l'AGØ est précédée d'une AG Extraordinaire pour laquelle est fourni un pouvoir de couleur mandarine auquel peut s'appliquer la même distribution.

mercredi 12 mars 2008

Apprendre à gérer le changement

Il y a des animateurs très actifs qui ne participent pas du tout à la vie collective du RIF. Ils programment leur sorties, les conduisent bien, mais de façon généralement solitaire, parfois en binome. C'est le modèle standard de production.

Les problèmes que j'ai rencontrés sont dûs à la nécessité de travailler en équipe pour monter des projets. Nous ne savons pas comment gérer cette situation : les fameux GRP, réflexe des administ- rateurs en panne d'inspiration, ne débouchent pas sur grand chose de concret ! A part quelques exceptions, le passage de la proposition à l'action ne se fait pas ou avec lourdeur.

Beaucoup partagent cette croyance que tous les projets du RIF doivent être pilotés par un administrateur. D'abord c'est une charge importante pour eux, ensuite cela est très limitatif. Il n'y avait pas d'administrateur compétent en marche nordique quand nous avons démarré. Il n'y avait pas d'administrateur à l'initiative du groupe GyPSy. A chaque fois, la présence d'administ- rateurs est venue dans un second temps, ils ont rejoint un collectif existant. Les ressources, idées et disponibilité des 3350 adhérents sont beaucoup plus riches que celles des seuls 24 administrateurs : il convient de changer notre organisation pour mettre à profit les suggestions des simples adhérents. Ce potentiel est quasi illimité...

Plus globalement, je propose que le CA se concentre sur sa mission d'administration et de contrôle, sans prétendre à être aussi partie prenante des projets : cela génère de la confusion d'une part (juge et partie) et d'autre part ne procure pas la réactivité nécessaire. Pour la marche nordique, l'équipe a dû prendre de l'ordre de 1000 décisions (chiffre basé sur le nombre de messages électroniques échangés) mais tenu seulement en un an 3 réunions de coordination avec les instances du RIF. Voilà un modèle à reprendre dès lors qu'il a fait ses preuves, contrairement aux bureaucratiques GRP.

Les animateurs qui produisent des sorties standard, de façon régulière, qui sont connus et appréciés ne (se) posent pas trop de problèmes. Les procédures existent, il suffit de se couler dedans. C'est dès que l'on est en dehors du cadre des procédures que ça bloque. Le RIF aura avantage à apprendre à gérer le changement : l'accepter et le doser aussi. C'est un travail collectif ambitieux.

Crédit photo : Ed Troupe

samedi 8 mars 2008

Évolution de l’organisation - 4 : Synthèse

Trois cultures d'organisation

  • Dans [1], le système de type féodal permet aux caciques de déployer leur originalité individuelle ; la culture n’est pas absente – mais elle renoue avec des formes archaïques.
  • Dans [2], avec l’organisation de compétences spécialisées, c’est le règne de la règle explicite. On est dans le monde bureaucratique, avec son efficacité dans un cadre fixe.
  • Dans [3], la culture de la liberté est exigeante, même si des personnes à l’esprit un peu rigide lui trouvent les apparences du laisser-aller.
D'après : Michel Volle

Le RIF aujourd'hui

Le fonctionnement de notre Conseil d'Administration est proche du système des caciques [1]. Avant de disposer de pouvoirs légitimes, un nouvel administrateur doit montrer patte blanche et s'insérer dans un groupe tissé par des relations (affectives) personnelles.

Ceci coexiste avec un système bureaucratique [2] très élaboré. Vous connaissez la Charte du Randonneur : il existe aussi une Charte de l'Animateur. Le processus de formation d'un animateur est extrêmement précis, cela tient notamment aux contraintes de sécurité que le Président, civilement voire pénalement responsable, doit imposer. Tout est codifié, ce qui permet de répartir les tâches d'exécution sur de nombreux bénévoles occasionnels. Cette bureaucratie permet la routine et la reproduction du passé.

Ce qui manque par contre, et apparemment totalement dans notre organisation, ce sont trois choses :
  1. le champ d'autonomie des responsables du Bureau et des Commissions ; ceux-ci ne disposent pas de ressources allouées ni de budget dont ils pourraient décider de la répartition ; ce ne sont actuellement que de simples exécutants, les décisions remontant au CA ;
  2. la définition d'objectifs, qui est une condition de la délégation ;
  3. les procédures d'évaluation permettant au Conseil d'Administration de s'assurer que les responsables qu'il a nommés assurent leur fonction avec efficacité et réalisent les objectifs qu'ils ont acceptés.

La bureaucratie limite les marges d'initiative et de manoeuvre des responsables : en pratique les initiatives sont quasiment inenvisageables. L'offre est volumineuse sans être de nature très variée.

Le RIF ne dispose d'aucune culture des projets [3] : comme ceux-ci menacent les pouvoirs du CA, ils sont systématiquement éradiqués quand bien même l'avenir de l'association puisse en dépendre.
En guise de palliatif il a été inventé la notion de Groupe de Réflexion et de Proposition (GRP) et la possibilité de groupes de travail temporaires, sous le contrôle direct du CA. Résultat : beaucoup de bla-bla et peu d'innovation. Le passage au concret ne se fait pas (comme ça).

Le RIF demain

  • Résolution R1
La résolution R1 vise à permettre le développement d'initiatives et de prestations variées en chargeant une personne nommément désignée dotée d'une délégation suffisamment étendue et de la confiance du CA pour pouvoir agir très librement dans un cadre prédéfini.

Ce vice-président en charge de la Qualité et du Développement se doit d'être le support, la ressource sur laquelle les bénévoles et les animateurs porteurs de projets s'appuient. Il ne lui revient pas de prendre des initiatives mais de permettre leur émergence et leur réalisation. Ce vice-président aura à combattre en permanence la bureaucratie et les procédures internes, qui sont adaptées à des activités répétitives dans la durée mais ne tolèrent pas la nouveauté. Sa mission est de préparer l'avenir avec une organisation par projets.
  • Résolution R3
La résolution R3 oblige le Conseil d'Administration à se défaire de la gestion au quotidien au profit du Bureau et des Responsables en leur accordant la plus large délégation possible selon le principe de subsidiarité : les décisions sont prises au plus près de leur champ d'action.
Cette délégation n'est possible qu'à la condition de préciser les modes d'évaluation a posteriori, afin de permettre le contrôle.

Il reviendra au CA de diriger au sens de :
  • réfléchir aux sujets clés et donner les directions, sans se mêler des actions au quotidien ;
  • anticiper, prévoir le futur de l'association conformément aux souhaits des adhérents.
Les résolutions sont accessibles en ligne.
Ces deux dispositions combinées conditionnent la renaissance d'un RIF entreprenant, dynamique, convivial, ouvert sur la société et financièrement équilibré.

vendredi 7 mars 2008

Evolution de l’organisation - 3 : Projets

L'organisation par projets [3]

(Suite du précédent message)

Pour l’organisation du modèle [3], le mot clé est Projet, au sens de "suite d'opérations permettant d'atteindre un objectif" : un projet est déclenché par un évènement extérieur (réclamation ou demande d’un adhérent par ex.) et parcourt une boucle qui se ferme lorsque cet évènement extérieur a reçu la réponse appropriée.

Identifier les projets, les organiser, leur affecter des ressources, tels sont les enjeux de [3].

Beaucoup de ces projets sont transverses à l’organigramme : une structure de projet, une décision de dépense, la relation avec un partenaire, etc. demandent que s’enchaînent des opérations relevant de responsabilités diverses. Alors que toute présentation de [2] commence par l’organigramme, la présentation de [3] commence par les projets.

Pour [3] l'activité essentielle réside dans les échanges d'information.

La réalisation d’un projet implique une succession de décisions. Il n’est pas possible de faire prendre chacune par la hiérarchie : elles doivent donc être prises par les acteurs. Le contrôle hiérarchique joue a posteriori, et répond aux dysfonctionnements en adaptant le processus.


L’emblème de [3] : la boucle




La hiérarchie est courte, le contact entre base et sommet est facile. L'activité est qualifiante : les personnes se forment en agissant. Les qualités qui leur sont demandées sont l’adaptabilité (pouvoir activer des projets divers) ; le bon sens (prendre la décision juste face à un cas particulier) ; l’esprit de responsabilité (assumer les décisions sans angoisse).

Dans [2], la responsabilité était décentralisée, mais seulement au sein de la direction. Dans [3], elle est décentralisée vers les exécutants eux-mêmes.

Le passage [2] => [3] est difficile. [2] résiste à la mise en place des projets, d’autant plus qu’elle est mieux organisée. Comment évaluer une prestation ? Si plusieurs entités coopèrent à un processus, comment partager la responsabilité ? Il est difficile de mettre en place des structures de projet. Il est pratiquement impossible de trouver le poste budgétaire qui portera une dépense nécessaire pour l’organisation.

Il avait fallu casser le système des caciques pour passer de [1] => [2] ; il faut casser le système des centres de responsabilité et des postes budgétaires pour passer de [2] => [3]. Chacun de ces passages suppose sacrifices et destructions.

(d'après Michel Volle - A suivre : synthèse pour le RIF)
.

mercredi 5 mars 2008

Évolution d'une organisation - 2 : Rationalisation

Le système rationalisé [2]

(Suite du précédent message)
Avec 120 animateurs et 80 bénévoles, le RIF est une grosse organisation nécessitant une gestion rationnelle.

En système rationalisé l’organisation [2] est divisée en centres de responsabilité dotés chacun d’objectifs et d’un tableau de bord permettant d’évaluer l’efficacité des responsables. [2] est caractérisée par la décentralisation des responsabilités au sein d'une équipe de direction. L’organigramme qui définit les entités et désigne leurs responsables est la pièce maîtresse de l’organisation. Il doit être assez stable dans le temps pour que l’on puisse confronter engagements et résultats.

Ce système convient à des organisations offrant des produits et services standards, sur des marchés à évolution lente. Il facilite la gestion de la structure, l’organisation du travail, la préparation des budgets.

Les compétences demandées sont des savoir-faire correspondant chacun à des tâches définies. L’organisation dispense les formations nécessaires ; des qualifications standardisées rendent les individus interchangeables.

Le passage de [1] : caciques à [2] a des avantages :
  • rupture avec l’inefficacité des caciques ;
  • transparence facilitant la décision stratégique ;
  • compression des coûts.
Il se fait souvent, sous la pression d’une concurrence. Il implique l’élimination des caciques, la mise en place de centres de responsabilités et de procédures de planification. Il comporte un changement des critères de gestion, donc des points de repère des membres de l'organisation.

(d'après Michel Volle - A suivre : Organisation par projets)

mardi 4 mars 2008

Évolution d'une organisation - 1 : les caciques

Une organisation peut se décrire selon trois modèles qui se conju- guent dans chaque cas particulier selon des proportions variables :
L’organisation [1] est dirigée par des "Anciens". Durant sa présence chacun a construit un réseau de relations et négocié sa zone d’influence. Le président est un arbitre qui veille à l’équilibre des pouvoirs en donnant raison (et budget) tantôt à l’un, tantôt à l’autre. Il divise pour régner. L’énergie de [1] se consume en négociations internes.

Les qualités demandées aux collaborateurs sont discipline, dévouement, fidélité, égalité d’humeur. Leurs compétences, acquises avant l’entrée dans l’organisation, y progressent peu car elles ne constituent pas un critère d'évolution.

La dynamique de [1] peut coïncider par hasard avec son intérêt à long terme. En général [1] ne peut survivre que si elle est protégée de la concurrence.

(d'après Michel Volle - Des analogies avec le RIF ? A suivre)

dimanche 2 mars 2008

L'armoire electrique et la paralysie des projets

Au RIF le CA décide de tout ... une fois tous les deux ou trois mois. Et sans vraiment nous tenir informé en plus !

Un ancien électricien qui partage mes positions sur le manque de démocratie et de transparence au RIF me fait part d'une analogie qui éclaire mes propos.

Qui d'autre que l'électricien devant son armoire électrique est capable de décider et d'agir ? Personne, et surtout pas le patron au Siège.

A défaut que l'électricien ait la capacité d'intervenir de son propre chef, c'est la paralysie : le courant ne passera pas.


lundi 25 février 2008

RIF International et l'ouverture - raisons (3)

Au fil des ans le RIF a développé des sorties à thème : Baladins baladeurs, sortie Nature, artistes, etc. Pour ma part j'ai relancé RIF International : des randonnées lors desquelles on oublie le français.

Une des caractéristiques pour que cela fonctionne est de réunir un nombre de locuteurs de langue maternelle étrangère égal à celui des natifs de langue française. Ceci n'étant pas possible avec les seuls nombreux adhérents du RIF intéressés, il nous a fallu (avec Ed Troupe) inviter des personnes de l'extérieur pour assurer l'équilibre.

Inviter des personnes extérieures, non encartées au RIF : "mais vous n'y pensez pas !" ai-je eu comme écho un jour à l'Accueil du RIF. J'ai dû alors rappeler la possibilité de recourir à la formule Rando d'Essai, qui permet une couverture des assurances d'autant plus importante qu'il peut s'agir de personnes non entrainées à la marche.

L'Accueil avait sans doute été insuffisamment informé de la nécessité - de la nécessité tant que nous n'aurons pas une proportion suffisante de personnes d'origine étrangère au RIF - d'inviter des randonneurs extérieurs pour que ces sorties puissent être organisées à la satisfaction générale.

Cet exemple, bien mineur il est vrai, montre la difficulté du RIF à s'ouvrir vers l'extérieur. Mais si l'on ne s'ouvre pas sur l'extérieur, si l'on ne promeut pas notre association, le risque existe qu'elle périclite comme cela est arrivé au Touring : cette éventualité n'est pas à écarter.

L'un des avantages du RIF par rapport aux autres associations de loisir pratiquant la randonnée est la quantité et la diversité de l'offre. Qui en région parisienne est capable d'offrir chaque fin de semaine environ 25 sorties de durée et d'allure différentes ? Beaucoup nous rejoindront parce que nous sommes innovants, accueillants et sympathiques et aussi pour pouvoir picorer dans une grande mangeoire en fonction du temps, de son humeur, etc...

Ce sont pour ces raisons - pour mieux promouvoir la palette diversifiée de nos prestations - que sont proposées les résolutions 1 et 2.

Billets à suivre sur le même sujet :
  • Les raisons (4) : le passage en force de la Marche Nordique
  • Les raisons (5) : censure de ma demande de démission du CA

dimanche 24 février 2008

Les trois règles du conformisme

Dans une organisation où la direction est essentiellement politique, les équipes sont incitées à s’écarter de la rigueur professionnelle, et à obéir aux trois règles classiques du conformisme :
  1. " Pas de vagues ",
  2. " Pas vu, pas pris ",
  3. " Après moi le déluge ".
Illustrons ceci par des exemples. Toute similitude avec le RIF ne serait pas le fait du hasard !

" Pas de vagues "
Le mot " compétence " possède une acception administrative qui s’écarte de l’usage courant. En français courant, la personne compétente est celle qui a le savoir nécessaire pour faire son travail. En français administratif, la personne compétente pour traiter une question est celle dont cette question relève selon l’organigramme. Lorsque la compétence administrative entre en conflit avec la compétence du savoir, c’est à la première que l’on donne raison, car sinon ce serait l’anarchie.

Le premier devoir d’un responsable est de couvrir les fautes de ses collaborateurs ; il n’y a jamais de sanctions - sauf envers ceux qui " font des vagues ", " du zèle ", et font ainsi apparaître des problèmes qu’il vaudrait mieux ignorer.
" Pas vu, pas pris "
Le pouvoir ne procure de plaisir que s’il est arbitraire. Faire appliquer une décision rationnelle, ce n’est pas vraiment du pouvoir, puisque ceux auxquels elle s’applique peuvent y adhérer en se fondant sur leur propre raison. Les contraindre à appliquer une décision absurde, par contre, c’est du plaisir à l’état pur. Il serait naïf d’ignorer le penchant de l’être humain vers de telles voluptés - qui, comme l’adultère, sont sans conséquences pour celui qui en jouit tant qu’elles restent indécelables.

La rétention d’information ou le retard des décisions transforment les collègues en suppliants et constituent une monnaie d’échange : c’est ainsi que l’on édifie son pouvoir et que l’on devient quelqu’un d’important.

Il ne faut jamais se sentir tenu par un engagement. Prendre un engagement ne coûte rien, et permet de se débarrasser d’une trop forte pression de la demande, l’essentiel étant que la promesse soit oubliée (ou qu’il soit de mauvais ton de la rappeler) lorsque l’engagement arrivera à échéance.
" Après moi, le déluge "
L’insouciance se trahit dans les attitudes velléitaires qui associent discours volontariste et pratique de l'immobilisme. La violence du discours est symptôme de velléité : l’homme volontaire n’éprouve pas le besoin de se montrer violent.
D'après Volle