Affichage des articles dont le libellé est mammouths. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mammouths. Afficher tous les articles

jeudi 17 avril 2008

Prescrire et proscrire

C'est suite à une analyse des écueils rencontrés durant le projet Marche nordique que nous avons imaginé les modifications à proposer aux adhérents du RIF pour relancer le RIF :
  1. Prescrire trois résolutions d'orientation pour qu'elles s'imposent sans délai à notre futur Conseil d'Administration (CA). Le RIF est malade et c'est notre prescription en première intention et,
  2. Proscrire certains agissements au coeur des problèmes rencontrés : nous faisons confiance au futur CA pour en instruire éventuellement le procès.
Karla Déjean a raconté la genèse du Nordic Walking au RIF et les débuts du projet. De septembre 2006 à avril 2007, nous n'avons pas rencontré de blocage. Le président a tout de suite adhéré à nos propositions. L'équipe d'animateurs a été inscrite aux frais de l'association au stage les habilitant à encadrer les futures sorties.

C'est avec l'arrivée du nouveau Bureau suite à la dernière assemblée générale d'avril 2007 que les choses ont commencé à se gâter. Cette nouvelle équipe de direction a pris l'option de ne pas informer le Conseil d'Administration du projet. Lors de la première réunion du CA préparée par le nouveau Bureau, le 13 juin 2007, il est demandé à Annick et Michel Cozic de ne pas aborder la question. Il leur sera reproché de l'avoir fait malgré tout.

L'équipe Marche Nordique d'alors fait l'hypothèse que pour que le projet puisse voir le jour, il convient de mettre le CA devant le fait accompli. Ce qui fut préparé minutieusement durant l'été 2007.
La validation de la marche nordique est approuvée au CA du 12 septembre alors que le samedi précédent 56 personnes avaient déjà bénéficié d'une initiation organisée avec la fédération de Nordic Walking... Bingo !
Il peut légitimement nous être fait le procès de ne pas avoir respecté les bonnes formes ; mais ni l'intérêt ni la pertinence de la marche nordique au RIF n'ont jamais été sérieusement remis en question par quiconque : cette activité entre parfaitement dans le cadre de nos statuts. Il ne peut cependant être reproché à l'équipe d'avoir caché son action au RIF : le président et le vice-président ont été en permanence tenus au courant et ont validé (au moins implicitement) nos choix.

Cette tactique eut cependant un inconvénient majeur : le barrage du Conseil d'Administration, médusé et mécontent d'avoir été mis devant le fait accompli. Ainsi le projet de communiqué de presse remis dès le 13 juillet ne pouvait être envoyé avant information du Conseil, cela se comprend : il prit 5 mois de retard et la deuxième réunion de promotion début 2008 fut un "four". C'est pourquoi nous avons affirmé que ce communiqué fut purement et simplement saboté.

Nous ne saurons jamais si la démarche dans le dos du CA était la seule viable. Nous l'avons pensé à l'époque et nous avons réussi notre coup. Vous pouvez quand même en tirer une leçon : s'il faut maintenir confidentielles les initiatives pour qu'elles puissent aboutir dans une association, alors il y a quelque dysfonctionnement à corriger.

Nos propositions de prescrire et de proscrire visent à éviter cela à l'avenir. En déciderez-vous ainsi ?

vendredi 4 avril 2008

Opposition constructive

On dit qu'un verre est à moitié vide ou à moitié plein, la réalité étant identique. De la même façon, une opposition est constructive ou négative selon le point de vue que l'on choisit. N'ayons pas peur du changement. C'est la seule chose éternelle.

Avec le temps, toute organisation met en place des conventions relative à son fonctionnement. De plus en plus de conventions : ceci est évalué positivement ; cela négativement... Ces conventions sociales se figent dans des règlements et des procédures, et pendant ce temps l'environnement devient de plus en plus complexe et évolue de plus en plus rapidement. Pour y répondre l'organisation se dote de nouvelles procédures. A la fin, c'est le blocage. L'organisation, coincée dans une armure de règles et d'habitudes ne peut plus répondre. La crise est inévitable.

Tous les systèmes sociaux vivent des périodes de crise, où l'adaptation n'est plus possible sans changer les conventions : il faut réviser le cadre de référence.
En France, notre histoire est marquée par le Révolution qui mit fin à une royauté incapable de résister aux audaces des penseurs des Lumières : Diderot, Voltaire, etc. Certains d'entre nous ont vécu mai 68, dont l'anniversaire approche. Les oripeaux de l'après-guerre ont alors été lavés et essorés. Et la France s'en est sortie à chaque fois plus forte pour de nouveaux défis, entreprenante.
Nous constatons que le RIF est gangrèné par l'immobilisme. Les personnes en charge de le conduire n'osent plus prendre la moindre initiative ; les rares audacieux ayant tenté de faire bouger ce système bureaucratique de caciques un peu trop loin des réalités du terrain ont été écartés, radiés parfois. Que pas une seule tête ne dépasse sinon : exécution ! J'ai été sous la menace d'une telle issue pour avoir osé demander selon les bonnes formes la démission du Conseil d'Administration après avoir constaté son incurie quelque temps avant le passage du programme au très tendance Noir et Gris.

Le dernier éditorial de notre Président fustige ceux qui attaquent notre association de l'extérieur. Je ne fais pas partie de ces gens "de l'extérieur" et ne me sens pas visé donc. Mais ces personnes feraient oeuvre utile dès lors que de l'intérieur toute réforme est quasi impossible, avec les conséquences que nous savons. Nos dirigeants vont nous rendre compte du résultat du mandat que nous leur avons donné : décrépitude. Notre RIF a mal supporté les poids des ans et s'irrite à la moindre critique.

Un système incapable de s'adapter est condamné. Ses conventions doivent être écartées avant de reconstruire, avec pour une bonne part les vieilles pierres, une organisation nouvelle, libérée de toutes ces chaines qui l'entravaient précédemment. La convention explicitée dans notre règlement intérieur alléguant que sans contestation possible, en tout lieu, à tout moment, "c'est le CA qui décide" doit être réexaminée. Que cet examen ne convienne pas au CA est compréhensible : il résistera de toutes ses forces pour conserver les pouvoirs qu'il s'est attribués sans raison légitime.



mardi 4 mars 2008

Évolution d'une organisation - 1 : les caciques

Une organisation peut se décrire selon trois modèles qui se conju- guent dans chaque cas particulier selon des proportions variables :
L’organisation [1] est dirigée par des "Anciens". Durant sa présence chacun a construit un réseau de relations et négocié sa zone d’influence. Le président est un arbitre qui veille à l’équilibre des pouvoirs en donnant raison (et budget) tantôt à l’un, tantôt à l’autre. Il divise pour régner. L’énergie de [1] se consume en négociations internes.

Les qualités demandées aux collaborateurs sont discipline, dévouement, fidélité, égalité d’humeur. Leurs compétences, acquises avant l’entrée dans l’organisation, y progressent peu car elles ne constituent pas un critère d'évolution.

La dynamique de [1] peut coïncider par hasard avec son intérêt à long terme. En général [1] ne peut survivre que si elle est protégée de la concurrence.

(d'après Michel Volle - Des analogies avec le RIF ? A suivre)

vendredi 22 février 2008

La clé du renouveau


J'entends d'éminents membres du RIF clamer que
"Le CA dirige et le Bureau exécute".
Cela semble un dogme intouchable comme l'infaillibilité du Pape. Tel qu'il est interprété, ce dogme menace la pérennité du RIF à terme : il convient donc de le mettre en question.

Ceux qui persistent à penser que les projets nouveaux peuvent se piloter avec une réunion tous les deux mois ne doivent pas avoir conduit beaucoup de projets dans leur vie ! Si les mille et une décisions concernant le lancement de la marche nordique avaient dû attendre l'approbation d'un Conseil bien loin du projet, l'activité n'aurait jamais vu le jour. L'activité n'aurait jamais vu le jour, et je suis bien placé pour l'affirmer. Peut-être le mieux placé : merci de votre compréhension !

Il n'est pas normal qu'il faille cacher au CA ce qui est entrepris et de le mettre devant le fait accompli, comme celà était conseillé pour avancer. Ce n'est pas sain !

Dès lors que le Conseil d'Administration revendique toute capacité d'initiative et de gestion pour tout ce qui n’entre pas dans des procédures pré-existantes, personne ne peut les prendre en compte, ni ne le fait comme nous le montrerons. Ce blocage est institutionnel : il convient de réviser ce fonctionnement de nos instances dirigeantes. Le CA ne peut être un organe de gestion en se réunissant - à 24 - cinq fois l'an ! Notre gouvernement se réunit toutes les semaines : voilà le rythme qui conviendrait, impossible à tenir.

Je propose alternativement que le Conseil conseille et :
  • détermine la délégation qu'il donne aux responsables à qui il accorde sa confiance pour leur permettre d'agir au quotidien et,
  • évalue la conduite des missions qui leur sont confiées au regard des décisions de l’assemblée des adhérents. Ce sont les adhérents qui décident !
Les responsables (Bureau et Commissions) choisis par le CA doivent disposer chacun d'une autonomie d'action sans avoir à être suspendus aux oukases de dirigeants méfiants et moins au courant du détail des dossiers. Le contrôle doit se faire a posteriori et non a priori, en confiance. Voilà un mode de gestion pratiqué dans les organisations qui fonctionnent, voilà ce qui sera rappelé pour la gouverne de nos chers administrateurs le 23 avril prochain via la résolution n° 3 :
  1. Délégation, confiance et subsidiarité sont des conditions nécessaires au développement des projets nouveaux dont le RIF dépend à terme;
  2. Ce sont des conditions nécessaires pour rendre les responsables responsables et motivés et non des fantoches obéissants aux lubies raccornies d'un groupe de caciques comme nous en avons eu l'amère impression à l'occasion de nos projets;
  3. Cela facilitera la candidature de dirigeants qui n'ont pas la disponibilité pour gérer au quotidien tout en s'intéressant à la bonne marche de l'association;
  4. Les projets et les initiatives pourront alors être menés par des bénévoles compétents n'étant pas dirigeants et n'aspirant pas à le devenir comme c'est notamment mon cas.
Délégation, confiance et subsidiarité : voilà ce qui manque à la vision de nos instances. Voila la clé du renouveau que je propose. Non à l'exécution ... des bonnes volontés par un Conseil d'Administration omnipotent. Les énergies sont là, à condition que l'on ne cherche pas à les mettre à sa botte !

Illustration : 60 personnes à l'initiation à la Marche Nordique à Vincennes avec la FFNW une semaine avant la décision du CA l'autorisant. Crédit photo Jean Pradeau.

samedi 16 février 2008

Qui se ressemble s'assemble

Le rapport d'audit du cabinet Mouvens mentionne une remarque qui porte à réfléchir : le RIF vieillit.

L'âge moyen des adhérents augmente au rythme de 1 an tous les trois ans. Ceci peut montrer plusieurs choses qu'il mériterait d'analyser en détail :
  • le renouvellement ne se fait pas. Probable vu la baisse du nombre d'adhérents ;
  • les jeunes ne restent pas ;
  • autre ?? (vos suggestions en commentaires svp)
Une de mes amies que j'ai fait venir au RIF et maman d'une adolescente m'avait indiqué sa surprise devant l'âge canonique de la personne en charge de l'Accueil. Quand on est actif, on sent vite que le RIF sent un peu la naphtaline...

L'âge moyen des animateurs est élevé : 55 ans environ. Puisque "Qui se ressemble s'assemble" nous risquons de nous retrouver bientôt dans un club de 3ème âge. Je n'ai rien contre les clubs de 3ème et de 4ème âge, mais ce n'est pas mon attente d'un club de marche.

En résumé, il est temps de renouveller notre effectif.
  • En acceptant des animateurs jeunes qui feront venir des jeunes, même si cette petite troupe peut à l'occasion manifester quelque turbulence.
  • En favorisant la marche telle qu'elle peut se pratiquer de façon moderne (ce qui est le cas de la marche nordique).
Cela se fera si 'les vieux' acceptent de faire la place aux jeunes dans nos instances dirigeantes et cessent de monopoliser tous les pouvoirs.

Je rejoins l'éditorial de notre président dans le dernier Diverticule : chiche ! De l'air neuf svp, comme le sous-titre de ce blog.
La résolution 3 a pour but de rouvrir la porte aux porteurs de projets.

[Edit 18/02/08] Ce billet pouvant choquer à une première lecture rapide, vous êtes invité à suivre le fil des commentaires ... et à vous y exprimer !!