samedi 8 mars 2008

Évolution de l’organisation - 4 : Synthèse

Trois cultures d'organisation

  • Dans [1], le système de type féodal permet aux caciques de déployer leur originalité individuelle ; la culture n’est pas absente – mais elle renoue avec des formes archaïques.
  • Dans [2], avec l’organisation de compétences spécialisées, c’est le règne de la règle explicite. On est dans le monde bureaucratique, avec son efficacité dans un cadre fixe.
  • Dans [3], la culture de la liberté est exigeante, même si des personnes à l’esprit un peu rigide lui trouvent les apparences du laisser-aller.
D'après : Michel Volle

Le RIF aujourd'hui

Le fonctionnement de notre Conseil d'Administration est proche du système des caciques [1]. Avant de disposer de pouvoirs légitimes, un nouvel administrateur doit montrer patte blanche et s'insérer dans un groupe tissé par des relations (affectives) personnelles.

Ceci coexiste avec un système bureaucratique [2] très élaboré. Vous connaissez la Charte du Randonneur : il existe aussi une Charte de l'Animateur. Le processus de formation d'un animateur est extrêmement précis, cela tient notamment aux contraintes de sécurité que le Président, civilement voire pénalement responsable, doit imposer. Tout est codifié, ce qui permet de répartir les tâches d'exécution sur de nombreux bénévoles occasionnels. Cette bureaucratie permet la routine et la reproduction du passé.

Ce qui manque par contre, et apparemment totalement dans notre organisation, ce sont trois choses :
  1. le champ d'autonomie des responsables du Bureau et des Commissions ; ceux-ci ne disposent pas de ressources allouées ni de budget dont ils pourraient décider de la répartition ; ce ne sont actuellement que de simples exécutants, les décisions remontant au CA ;
  2. la définition d'objectifs, qui est une condition de la délégation ;
  3. les procédures d'évaluation permettant au Conseil d'Administration de s'assurer que les responsables qu'il a nommés assurent leur fonction avec efficacité et réalisent les objectifs qu'ils ont acceptés.

La bureaucratie limite les marges d'initiative et de manoeuvre des responsables : en pratique les initiatives sont quasiment inenvisageables. L'offre est volumineuse sans être de nature très variée.

Le RIF ne dispose d'aucune culture des projets [3] : comme ceux-ci menacent les pouvoirs du CA, ils sont systématiquement éradiqués quand bien même l'avenir de l'association puisse en dépendre.
En guise de palliatif il a été inventé la notion de Groupe de Réflexion et de Proposition (GRP) et la possibilité de groupes de travail temporaires, sous le contrôle direct du CA. Résultat : beaucoup de bla-bla et peu d'innovation. Le passage au concret ne se fait pas (comme ça).

Le RIF demain

  • Résolution R1
La résolution R1 vise à permettre le développement d'initiatives et de prestations variées en chargeant une personne nommément désignée dotée d'une délégation suffisamment étendue et de la confiance du CA pour pouvoir agir très librement dans un cadre prédéfini.

Ce vice-président en charge de la Qualité et du Développement se doit d'être le support, la ressource sur laquelle les bénévoles et les animateurs porteurs de projets s'appuient. Il ne lui revient pas de prendre des initiatives mais de permettre leur émergence et leur réalisation. Ce vice-président aura à combattre en permanence la bureaucratie et les procédures internes, qui sont adaptées à des activités répétitives dans la durée mais ne tolèrent pas la nouveauté. Sa mission est de préparer l'avenir avec une organisation par projets.
  • Résolution R3
La résolution R3 oblige le Conseil d'Administration à se défaire de la gestion au quotidien au profit du Bureau et des Responsables en leur accordant la plus large délégation possible selon le principe de subsidiarité : les décisions sont prises au plus près de leur champ d'action.
Cette délégation n'est possible qu'à la condition de préciser les modes d'évaluation a posteriori, afin de permettre le contrôle.

Il reviendra au CA de diriger au sens de :
  • réfléchir aux sujets clés et donner les directions, sans se mêler des actions au quotidien ;
  • anticiper, prévoir le futur de l'association conformément aux souhaits des adhérents.
Les résolutions sont accessibles en ligne.
Ces deux dispositions combinées conditionnent la renaissance d'un RIF entreprenant, dynamique, convivial, ouvert sur la société et financièrement équilibré.